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Mine de pouzzolane : René Arseneault joint les rangs d’EcoRock

Publié le 20 août 2025 à 16:37, modifié le 20 août 2025 à 16:37

Par: Louis-Philippe Morin

L’ex-député de Madawaska-Restigouche, René Arseneault a rejoint les rangs d’EcoRock Dalhousie. L’entreprise derrière le projet de mine de pouzzolane l’a engagé. Il occupe un poste de vice-président.

Mercredi après-midi, il fait magnifique… De loin, tout est tranquille à Dalhousie. Mais, de l’autre côté de la baie, les opposants au projet de mine de Pouzzolane bouillent. La récente nomination de l’ex-député fédéral René Arseneault à titre de conseiller juridique et de conseiller en développement d’affaires fait sursauter.

« C’est louche, ce qu’on essaie de nous passer. On essaie de nous en passer une vite, on dirait. », lance Léo Oeullet, co-porte-parole du groupe Non merci pouzzolane!

En mai dernier, après son dernier mandat comme député, René Arseneault a joint les rangs de l’organisation minière. L’ex-politicien n’a jamais caché son enthousiasme envers ce projet… Aidant même EcoRock Dalhousie à obtenir deux prêts totalisant 3,2 millions de dollars du gouvernement fédéral, par le biais de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique.

« On essaie de se donner une bonne image, et on essaie de montrer qu’on n’est plus transparent, mais, est-ce qu’on écoute vraiment plus les gens? Est-ce qu’on dit vraiment plus les vraies intentions derrière? Ça, ce n’est pas certain. », ajoute l’opposant au projet minier.

Pour EcoRock, il n’y a pas de conflits d’intérêts possibles… En entrevue avec nous, le directeur général Francis Forlini nous a assuré, qu’avant son embauche, René Arseneault était passé devant le commissaire à l’éthique et que ce dernier n’avait rien trouvé à redire à ce sujet… contrairement à certains citoyens.

« C’est fait par en dessous… Nous on n’aime pas ça avoir en ville. 90 % du monde de Dalhousie qui n’en veulent pas de cette mine-là. C’est quelque chose qui est mis dans notre face. », affirme cet homme en hochant la tête.

« Je ne suis pas satisfait de l’idée d’avoir une mine. On dirait que c’est un peu louche (…) Ça ressemble à un conflit d’intérêts.… Je ne crois pas qu’il devrait occuper cet emploi. », indique celui-ci.

« Les gens vont penser comme c’est un conflit. Ça se peut que ça ne soit pas un conflit. Mais, quand même, la perception… Les gens vont dire : ils ont eu de l’argent du gouvernement. C’est notre argent, l’argent de nos contribuables. Là… Il y a quelqu’un qui est comme avait un rôle de député a eu de l’argent et après ça il travaille pour la compagnie. », termine cette citoyenne.

L’ex-député n’a pas retourné nos appels mercredi. Pour ce qui est du projet minier, le directeur général d’EcoRock nous a assuré qu’une autre rencontre citoyenne aura lieu cet automne ou au début du printemps… au même moment où sont attendues les études d’impact environnemental de la province…