Déménagement de la traverse : de nouveaux délais pour la mise en service
Publié le 19 août 2025 à 16:21, modifié le 20 août 2025 à 14:20
Par: Marianne Poitras
La date de déménagement de la traverse de Rivière-du-Loup vers Cacouna pourrait une fois de plus être repoussée.
La Société québécoise des infrastructures (SQI) annonce un nouveau report de la mise en service du traversier Saaremaa au port de Gros-Cacouna, cette fois de plusieurs mois.
Initialement prévue pour le printemps 2028, la prise de possession des installations temporaires par la Société des traversiers du Québec (STQ) est désormais attendue pour septembre de la même année. Ce changement découle d’addendas publiés dans les documents d’appel d’offres de la SQI. Toutefois, selon Anne-Josée Cameron, directrice des communications de la STQ, ces échéanciers n’ont pas encore été officiellement entérinés
Le contrat avec l’entreprise Clarke, qui opère actuellement le Trans-Saint-Laurent, prendra fin le 2 janvier 2028. La STQ pourrait donc se retrouver sans traversier pendant plusieurs mois, à moins qu’une prolongation du contrat soit conclue ou qu’un navire de relève soit déployé, à condition qu’il puisse accoster à Rivière-du-Loup et Saint-Siméon.
Cette situation suscite de la frustration du comité citoyen Notre traversier : Ancré en nous, ainsi que de l’un de ses membres, Marc Morin.
« Ça n’a aucun sens, ça sent mauvais et puis ça va péter dans face à quelqu’un un moment donné, et puis ça va être mis sur le dossier de la CAQ. // C’est 124 millions jetés par la fenêtre. On les a ici les installations. »
Le comité réclame une pause dans les démarches pour permettre une réévaluation complète du projet.
« Qu’il soit transparent, montrez-nous les chiffres, les études, les expertises, les contre-expertises, qui a parlé à qui et quand. Et puis une fois qu’on va savoir ça, on prendra une décision éclairée pour le meilleur de la population, des payeurs de taxes du bas Saint-Laurent complet. »
La députée Amélie Dionne a aussi réagi ce matin sur ses réseaux sociaux. Elle affirme être « pleinement au courant de la situation ». Elle dit qu’elle « reste déterminée à assurer que les besoins et les réalités de notre région soient au cœur de chaque décision prise dans ce dossier. ».
La mise en service des installations permanentes, initialement prévue pour mars 2031, est elle aussi repoussée, cette fois jusqu’en janvier 2032. La STQ affirme être en période de replanification et promet une mise à jour du dossier dans les prochaines semaines.