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Une deuxième fuite d’hydrocarbures en un mois à l’épave du Corfu Island.

Publié le 7 août 2025 à 17:33, modifié le 7 août 2025 à 17:33

Par: Henri Paquette

Une nouvelle fuite d’hydrocarbures s’est produite près de l’épave du Corfu Island, aux Îles-de-la-Madeleine. La Garde côtière canadienne a été alertée dimanche soir dernier. Il s’agit du second déversement provenant de l’épave depuis un mois. On parle néanmoins d’une petite quantité qui a été déversée.

Seulement 500 millilitres d’hydrocarbures se sont écoulés dans l’eau autour de l’épave. Le vieux bateau est échoué sur une plage de l’Étang du Nord depuis un bon bout de temps, et son épave est sous le contrôle de la Garde côtière canadienne depuis 1996. Un intervenant à qui nous avons parlé explique que la majorité des hydrocarbures auraient été retirés depuis le temps. Francis Lapointe précise qu’il est impossible de savoir la quantité exacte de polluants qui sont encore présents dans l’épave.

« Comment s’assurer que les opérations qu’on va faire pour empêcher un danger potentiel à l’environnement ne vont pas causer plus de dommages à l’environnement que la présence de l’épave elle-même. C’est ce qu’on doit connaître davantage quant à l’impact environnemental d’un retrait de l’épave, sur les dunes, sur l’érosion potentielle, puis aussi tous les aspects techniques qui entourent l’opération quant à sa faisabilité elle-même », explique Francis Lapointe, surintendant par intérim en intervention environnementale et dangers maritimes à la Garde côtière canadienne.

Il précise que la Garde côtière fait tout ce qu’il faut pour limiter les dégâts de l’épave sur l’environnement.

« On parle de 186 opérations qui ont eu cours depuis 1996 à différents niveaux pour différentes récupérations d’hydrocarbures. Puis depuis 2015, depuis les 10 dernières années, on parle d’environ 200 litres d’hydrocarbures qui auraient été récupérés, donc c’est ce qui nous laisse croire que le gros du pompage qui était nécessaire à faire a été fait », mentionne M. Lapointe.

En ce qui concerne le déversement de dimanche, tous les polluants ont rapidement été récupérés. Le risque d’une aggravation de la situation demeure somme toute faible.