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La navigation à L’Île-aux-Coudres : Un deuxième livre pour l’ex-Capitaine Marc Harvey

Publié le 7 août 2025 à 18:29, modifié le 7 août 2025 à 18:29

Par: Francis Gallant

L’ancien capitaine du Trans-St-Laurent, Marc Harvey, a publié un autre livre. Le passionné du fleuve a publié son deuxième ouvrage : « Ça se passait de même à L’Île-aux-Coudres » portant sur la navigation ancestrale peu paisible.

« Je raconte une page d’histoire oubliée dans la grande histoire du fleuve Saint-Laurent », débute Marc Harvey, l’auteur et ex-capitaine du Trans-St-Laurent.

Navigateur de génération en génération, le Capitaine à la retraite, originaire de L’Île-aux-Coudres, souhaitait depuis longtemps raconter les souvenirs d’époque d’insulaires. En 1890, il manquait de terre pour les agriculteurs, qui avaient dû s’exiler sur les deux rives du fleuve.

« Il y a tellement d’insulaires qui se sont installés dans la côte du Sud, qu’il y avait des liens », explique Marc Harvey.

Les agriculteurs avaient déjà créé des liens maritimes à l’époque.

« Les insulaires étaient isolés, mais il ne l’était pas tant que ça, parce qu’ils avaient développé une capacité de construire des canaux, des chaloupes et des goélettes à voile », souligne le capitaine.

Il raconte quelques-unes de leurs aventures sur le cours d’eau et même au-delà.

« Partir en la voile avec une petite prise de Savoie, puis descendre à Rivière-du-Loup, il faisait ça dans la journée. Il y’en avait certains qui se créait des voyages parfois pour aller au-delà du golf et puis vers Saint-Pierre de Miquelon, on imagine pourquoi… », raconte Marc Harvey.

Bien avant la Rivière-du-Loup/Saint-Siméon, Marc Harvey parle dans son premier livre « Le dernier voyage du Saint-Thimotée » de la traversée fatale de son père. Ce dernier avait dû s’ancrer en soirée au large de Saint-Irénée en raison d’une panne moteur. Un bateau maritime italien était entré en collision avec la goélette.

« Je me souviens à l’âge de neuf ans, on avait accosté ici dans l’aile, on avait chargé, il y avait un campement d’indien et j’avais visité ça », se remémore le passionné de la navigation.

Même s’il est à la retraite, sa passion pour la navigation demeure, puisqu’il répond toujours présent pour remplacer sur le Trans-Saint-Laurent.

« Je ne dis jamais non évidemment, et je viens remplacer à chaque fois, c’est un plaisir pour moi, de revoir les marins, ce que j’ai engagé », termine Marc Harvey.

Le livre est disponible dans toutes les bonnes libraires.