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Chantier de l’A-85: un manifestant mobilise les policiers et les pompiers

Publié le 31 juillet 2025 à 18:02, modifié le 31 juillet 2025 à 18:02

Par: Jasmin Guillemette

Un citoyen a retenu l’attention sur le chantier de l’autoroute 85 ce matin. Danny Deroy a déployé une bannière et a perturbé la zone de travaux pendant plus d’une heure. Le manifestant souhaitait dénoncer les investissements du gouvernement dans les infrastructures routières plutôt que de développer les transports collectifs.

 

Le chantier de l’autoroute 85 est devenu la scène de Danny Deroy pendant plus d’une heure ce matin.   La personne s’est infiltrée sur le lieu de travail et a monté sur un poids lourd pour y dérouler une banderole massive mentionnant Transport collectif! Il a diffusé l’entièreté de sa protestation sur les réseaux sociaux. « Donc ici, on voit nos taxes et nos impôts à l’œuvre. Plutôt que le gouvernement investi dans le transport collectif », déclare Danny Deroy en diffusion sur sa page Facebook.

 

La sécurité du chantier a tenté de faire descendre l’homme, en vain. Il a mentionné se sentir menacé et craindre pour sa sécurité et sa santé, une fois dans la benne de l’engin. La Sûreté du Québec et les pompiers de Témiscouata sur le lac ont été appelés sur les lieux pour empêcher ce blocage.

« Les policiers ont procédé à son arrestation. L’individu a été interrogé, libéré pour la suite des procédures. Il pourrait faire face à une accusation pour des méfaits. Le fait d’empêcher et de nuire à l’exécution des travaux, ça pourrait être considéré comme un méfait », explique le porte-parole de la Sûreté du Québec, Frédéric Deshaies.

 

Danny Deroy souhaite qu’un service d’autobus interurbain soit implanté dans la région d’ici septembre 2025. Le manifestant croit qu’il faudrait investir dans les transports en commun plutôt que dans les infrastructures routières afin de contrer la crise climatique. Un projet de la sorte est mené par la Régie des transports du Bas-Saint-Laurent, mais n’a pas pu aller de l’avant en raison d’un refus du gouvernement, assure son président. Elle souhaite être financée à travers une taxe sur l’essence.

« Qu’il y ait une mobilisation citoyenne qui commence, ça commence par un. Et ça va probablement donner au goût aux autres de qui ont besoin de ce transport de se mobiliser aussi. Avec ce qui s’est passé ce matin, les gens approuvent cette façon de financer », lance Louis-Marie Bastille.

Il croit qu’un service de transport collectif doit être instauré entre les MRC du Bas-Saint-Laurent pour répondre à un besoin qu’il juge criant. « C’est un besoin que ce soit des traitements, santé, au niveau scolaire. Il y a beaucoup, beaucoup d’utilisation possible au niveau du transport collectif », continue-t-il.

D’autres actions et orientations doivent être menées dans les prochains mois par la Régie des transports. Il croit qu’une pression citoyenne pourrait être éventuellement envisagée.