« C’est frustrant » : Refus d’indemnisation pour les acériculteurs
Publié le 24 juillet 2025 à 16:41, modifié le 24 juillet 2025 à 16:41
Cette année, plusieurs producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent ont été frappés par des conditions hivernales exceptionnelles, recevant le double des précipitations habituelles. Malgré les pertes occasionnées par la météo, ils se voient refuser l’indemnisation de la financière agricole.
Les fortes précipitations reçues lors de la dernière saison hivernale ne sont pas sans conséquences: de l’équipement a été brisé sous le poids de la neige et d’innombrables heures ont été consacrées à pelleter.
« La perte de temps, vraiment, c’est ça qui a été le plus frustrant là-dedans.», exprime David Thériault qui est producteur acéricole à l’érablière Thériault.
À son érablière située à Saint-Mathieu-de-Rioux, les pertes financières sont estimées à près de 30 000 dollars. Mais, pas moyen d’avoir accès à l’indemnisation de l’assurance récolte de la Financière agricole.
« On a tous reçu une lettre de refus, ça a été quand même assez froid comme réponse. », explique-t-il.
La Financière agricole s’appuie sur des stations météo situées en zones agricoles, où les précipitations n’ont pas été assez abondantes pour justifier l’assurance. Selon les acériculteurs, ces données ne correspondent pas aux conditions des érablières en bordure du fleuve, situées dans des microclimats plus rigoureux.
« Peu importe ce qu’on leur a envoyé comme preuve les photos le nombre d’heures les chèques de paye tout ce tout ce qu’on pouvait faire pour leur prouver la quantité de neige ça n’a pas été suffisant pour eux. Ils ont simplement refusé tous les dossiers. Ils ont donné de l’assurance pour moins que ça dans le passé, mais nous vu qu’on est juste une petite production sur le bord du fleuve, il n’y a pas beaucoup de producteur il refuse c’est frustrant, on l’appelait cette neige-là on les a payé ces heures-là à nos employés on a perdu de l’argent à cause de ça », raconte David Thériault, qui n’est pas seul dans sa situation.
«Pour la région du Bas-Saint-Laurent, on parle d’une soixantaine de dossiers. » explique Justin Plourde, le président des producteurs et productrices acéricoles du Québec, Bas-Saint-Laurent-Gaspésie.
Le syndicat des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, espère que la financière agricole modifie ses méthodes d’évaluation des conditions.
« Que ce soit une assurance qui soit plus individuelle et moins collective, ce qu’on voudrait, c’est que la financière agricole, envoie sur le terrain des gens pour vérifier la quantité des neiges, entreprise, entreprise par entreprise, entreprise ou au moins municipalité par chaque m municipalité. », affirme David Thériault.
Les acériculteurs touchés gardent espoir que la financière agricole revienne sur sa décision.