Centrale de Belledune : un rapport recommande l’abandon du projet de biomasse
Publié le 23 juillet 2025 à 14:31, modifié le 23 juillet 2025 à 14:33
Par: Félix Côté
Le Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick demande d’annuler le projet de conversion de la centrale de Belledune pour la combustion de biomasse. Un rapport d’une firme d’avocats spécialisés en environnement affirme que le projet augmenterait les émissions de gaz à effet de serre pendant plusieurs années.
Le rapport affirme que le projet n’est pas crédible, notamment en ce qui concerne les bienfaits pour l’environnement. L’étude avance que la transformation de la centrale nécessiterait une quantité astronomique de biomasse, ce qui dégraderait les forêts et serait néfaste sur le plan environnemental.
Selon le rapport, les objectifs climatiques et la protection de la biodiversité sont compromis. Énergie NB qui chapeaute la transition dément conteste cette affirmation. Malgré tout, le Conseil de la Conservation du Nouveau-Brunswick recommande de mettre fin à l’exploitation de la centrale en 2030.
« La conversion est non durable. C’est inefficace et il y a de meilleures alternatives qui existent », affirme la directrice de la protection des forêts du Conseil de la Conservation du Nouveau-Brunswick, Marieka Chaplin.
Actuellement des tests pour améliorer l’efficacité sont fait selon Énergie NB. Le problème clé du projet selon le rapport, c’est la disponibilité de ressource en biomasse.
« La Conversion de la centrale de Belledune à la biomasse nécessiterait une quantité de bois non durable. Ça éliminerait des matières premières essentielles à la biodiversité », avance Mme. Chaplin.
Selon le Conseil de la conservation, la centrale dépendra des importations, ce qui augmentera les émissions reliées au transport, et éliminerait les retombées locales.
« La combustion de la biomasse pour produire de l’électricité gaspille de l’énergie, jusqu’à 75 % de l’énergie produite par les granules de bois est perdu. Au final ce n’est pas très efficace », selon la directrice de la protection des forêts du Conseil de la Conservation du Nouveau-Brunswick.
L’étude avance également que la quantité de biomasse nécessaire liée à l’exploitation forestière accroît les risques de déforestation permanente, et réduit la capacité de captation de carbone par ces mêmes forêts.
« Ça menace, le climat, la biodiversité, la santé, des forêts et la qualité des sols. Alors, pourquoi est-ce qu’on devrait continuer? », se question Marieka Chaplin.
Dans une déclaration écrite, Énergie NB affirme qu’elle maintiendra le cap. La direction juge que les besoins en biomasse sont moindre que ce qu’avance le rapport.