Réseau de protection animale de la Baie-des-Chaleurs: pas assez de toits pour abriter les chats
Publié le 22 juillet 2025 à 16:48, modifié le 22 juillet 2025 à 16:48
Par: Cloe De Gagne
Avec l’été, le nombre de chats errants augmente dans la Baie-des-Chaleurs, mais le Réseau de protection animale doit limiter les prises en charge, faute de financement et de familles d’accueil. Refuges pleins, vétérinaires débordés et besoins constants en dons freinent les adoptions.
Les chats errants sont nombreux avec l’arrivée de l’été. Le réseau de protection animale de la Baie-des-Chaleurs doit tout de même de limiter le nombre d’animaux accueillis, faute de financement.
La problématique est récurrente : des refuges qui débordent ou un nombre insuffisant de familles d’accueil. Dans la Baie-des-Chaleurs, c’est le réseau de protection animale qui s’occupe de nos amis à quatre pattes à la recherche d’un toit.
《 En ce moment, on a 60 chats pris en charge. Ils ne sont pas tous en adoption, certains sont des chattes qui sont encore avec leurs chatons, d’autres sont des chatons trop jeunes, d’autres ont des problèmes de santé qu’on doit régler, entre autres des otites, qu’on doit régler avant de les envoyer dans leurs familles. 》affirme Florence Bolduc, coordonnatrice au réseau de protection animale de la Baie-des-Chaleurs.
Parmi les 60 chats pris en charge, près de 40 sont prêts à être adoptés. Les frais vétérinaires, la nourriture et la litière sont assumés par le réseau de protection animale lorsqu’une famille choisit d’accueillir l’un de ces compagnons à quatre pattes. Ces dépenses, bien que nécessaires, limitent toutefois le nombre de chats que le réseau peut prendre en charge à la fois.
L’été, en plus d’être la saison des déménagements, est également le moment de l’année où les chats se reproduisent. Ajoutez au mélange des vacanciers qui ne souhaitent pas s’occuper de leurs amis poilus et vous obtiendrez des refuges animaliers à pleine capacité.
《L’autre chose qui est difficile en ce moment, c’est, on ne se le cachera pas, les vétérinaires ici dans la région sont débordés et à cause qu’ils sont débordés, ça nous ralenti au niveau des prises en charge. Parce que quand qu’on prend un chat adulte, il faut le faire stériliser obligatoirement. 》ajoute la coordonnatrice.
La stérilisation est primordiale pour éviter d’avoir davantage de reproduction et perpétuer le cycle qui cause le manque d’espace en refuge. Le réseau de protection animale de la Baie-des-Chaleurs se tourne vers les familles d’accueil pour loger les animaux. Cependant, les familles qui souhaitent accueillir temporairement des animaux se font plus rares l’été.
《Ah, c’est une belle expérience enrichissante. Parce que moi au départ, je n’étais pas chat, j’étais chien. Mais j’ai toujours trouvé que les petits chats c’était tellement mignon, que j’ai succombé. On s’attache, c’est sûr, mais on se dit toujours qu’on va en aider le plus possible. 》assure Yvette Chevrier, famille d’accueil.
《 Sans les bénévoles qui sont nos familles d’accueils, il n’y a pas de réseau. Tout simplement. Et côté financement: oui, on a un montant qui vient des municipalités, mais ce montant là couvre une partie des salaires, si je peux dire, mais ne couvre pas le budget de fonctionnement. On vit sur les dons des gens. 》ajoute Florence Bolduc.
Le réseau rappelle que les dons sont essentiels, car ils permettent à un plus grand nombre de chats une chance d’être accueillis et adoptés.