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Travailleurs étrangers temporaires: 2 entreprises de la régions poursuivent Ottawa

Publié le 22 juillet 2025 à 16:52, modifié le 22 juillet 2025 à 17:29

Par: Laurie-Anne Stevenson

Une vingtaine d’entreprises québécoises intentent une poursuite envers Ottawa en réponse aux restrictions imposées en 2024 au Programme des travailleurs étrangers temporaires. Deux entreprises de la région sont de la partie.

Lepage Millwork à Rivière-du-Loup et Gestion Denis Morneau à Saint-Arsène, en plus de 21 autres entreprises des quatre coins du Québec, réclament 300 millions de dollars à Ottawa. Ils dénoncent les restrictions imposées par rapport au Programme des travailleurs étrangers

« C’était à prévoir. Depuis l’automne dernier, les entreprises du Québec, les associations professionnelles, la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup ou encore la fédération des chambres de commerce du Québec portent notre message de cette importance de travailleurs étrangers temporaires, mais malheureusement, il semble que le gouvernement ne l’entende pas. », indique Claudette Migneault la présidente-directrice-générale de la Chambre de commerce de Rivière-du-Loup.

Désormais, les entreprises doivent limiter leurs travailleurs étrangers à 10 % de leur effectif, contre  30 % auparavant. Aussi, la durée maximale d’emploi passe maintenant de deux à un an.

« C’est d’une absurdité sans nom, et puis ces entreprises là commencent déjà à subir le ressac des dommages. », exprime Frédéric Bérard, l’avocat derrière la poursuite.

Les répercussions dépassent les murs des entreprises.

« En région, il y a beaucoup, les usines, c’est souvent le cœur économique d’un village d’une plus petite municipalité sans cette usine forte là, il y a aussi l’ensemble de la communauté qui va être affectée: les commerces autour les restaurants, les hôtels… donc, il faut pas le voir non plus de façon juste monolithique, juste envers les entreprises, mais aussi les conséquences plus larges. », affirme Julie White, la PDG de Manufacturiers & Exportateurs du Québec.

Claudette Migneault estime la même-chose: « C’est sûr que ça va avoir des répercussions pour tout le monde. », indique-t-elle.

En région, les travailleurs étrangers temporaires sont plus qu’essentiels.

« On a des enjeux de géographie, vous le savez, vous êtes en région, on a pas nécessairement des des bassins main-d’œuvre, très concentrés à travers le Québec. », explique Julie White.

« Il y a pas une entreprise québécoise qui se fait plaisir d’aller chercher des travailleurs en Colombie par exemple si il était capable d’aller prendre à rivière du loup, parce que ça lui coûte 15 000 pièces plus tous les frais administratifs les permis les les seuls loger c’est un bordel épouvantable il y a personne personne qui veut faire ça, mais ils l’ont fait. », affirme Frédéric Bérard.

Si rien ne change,  Lepage Millwork pourrait perdre 65 de ses 115 travailleurs étrangers d’ici janvier 2026.