Des impacts limités par la levée de barrières commerciales dans le domaine agricole
Publié le 21 juillet 2025 à 16:51, modifié le 21 juillet 2025 à 16:52
Par: Alex Delcourt
Le retrait potentiel de barrières commerciales entre les provinces canadiennes dans le domaine agricole aura des impacts modérés sur le Nouveau-Brunswick. C’est ce qu’affirment certains producteurs rencontrés aujourd’hui.
même si en apparence, le retrait de certaines barrières commerciales pourrait augmenter la concurrence, les producteurs locaux semblent convaincus que les impacts sur leur vente ne seront faibles grâce à la fidélité de leurs clients.
« Même s’ils ouvrent les barrières, il pourrait y avoir des gagnants ou des perdants, mais dans l’ensemble, je pense que tout le monde peut tirer son épingle du jeu. » – Reno Poirier, propriétaire de Légumes chez Reno
L’ouverture de ces barrières pourrait augmenter le volume de produits agricoles québécois dans le marché du Nouveau-Brunswick. Augmentant ainsi la compétition. Une idée qui ne fait pas peur au propriétaire de la Ferme chez Reno située à Grande-Anse.
« Je ne pense pas que ça va avoir un impact sur nos marchés. Premièrement, on peut accoter les produits du Québec n’importe quand. Notre qualité est égale ou supérieure à ce qu’on reçoit. Parce qu’on est à proximité, la fraîcheur est là. Notre savoir-faire aussi est aussi bon qu’au Québec. » – Reno Poirier, propriétaire de Légumes chez Reno
L’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick de son côté apporte quelques nuances.
« C’est une bonne et pas nécessairement une bonne idée. On est comme entre les deux. Parce que oui il y a des opportunités qui peuvent être meilleures pour nous autres, mais on rentre en compétition avec d’autres provinces aussi qui vont pouvoir venir compétitionner. » – Joël Lamarche, président de l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick
Monsieur Lamarche mentionne toutefois que c’est déjà le cas. Plusieurs produits québécois se trouvent dans les épiceries du Nouveau-Brunswick. L’impact de l’abolition de certaines barrières commerciales ne se verrait pas nécessairement immédiatement, mais pourrait être ressenti plus tard.
« À long terme, je ne sais pas par rapport à notre développement à nous autres. Si ça ne va pas limiter un peu ce qu’on peut faire. Les parts de marchés qu’ils prennent, c’est parce qu’ils sont plus à bas prix que nous autres. Ils sont subventionnés aussi beaucoup plus que nous ici au Nouveau-Brunswick. On n’a pas tant d’aide que ça de la province. » – Joël Lamarche, président de l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick
Selon monsieur Lamarche, les producteurs du Nouveau-Brunswick et ceux du Québec ne visent pas nécessairement le même marché. Ceux de la province atlantique visent davantage une clientèle fidèle et locale, réduisant ainsi les impacts négatifs potentiels sur les producteurs néo-brunswickois.