Victime d’un arrêt cardiaque: il rencontre celles qui l’ont sauvé
Publié le 21 juillet 2025 à 17:08, modifié le 22 juillet 2025 à 09:54
Par: Jasmin Guillemette
Deux paramédics de Témiscouata-sur-le-Lac ont sauvé la vie d’un homme de 59 ans en juin dernier. Alain Gagné a subi un arrêt cardiaque. La rapidité des ambulancières a permis à l’homme de pouvoir continuer de vivre.
Lundi matin, l’homme de 59 ans a enfin pu dire merci à celles qui l’ont ramené à la vie. Le 19 juin dernier, à 18h57, il a été victime d’un arrêt cardiaque dans le quartier Cabano. Trois minutes plus tard, Roxanne et Mylène Beaulieu entamaient déjà les manœuvres de réanimation sur M. Gagné, toujours inconscient. Elles ont pu le ramener à la vie.« Ce sont mes championnes. Ça va toujours le rester jusqu’à la fin de mes jours c’est sûr. Je vais les rencontrer et je vais être heureux de les voir », raconte Alain Gagné.
« C’est plus que gratifiant. Selon moi, c’est la plus belle chose qui m’est arrivée. Et je sais que je n’ai pas beaucoup d’expérience. Je ne pense pas revivre de quoi d’aussi merveilleux dans mon métier », commente Mylène Beaulieu, une des paramédics qui a intervenu.
« Avoir la chance de rencontrer la personne qu’on a pu aider, ça aussi c’est vraiment quelque chose de beau », reconnait Roxanne Beaulieu, qui a prodigué les premières compressions de massage cardiaque.
La Coopérative des paramédics du Témiscouata travaille sur les horaires à l’heure depuis maintenant quelques années. Les deux ambulancières étaient donc à la caserne lorsque l’appel est rentré. Avec un horaire de faction, l’issue aurait pu être différente. « Un délai qui peut aller jusqu’à huit minutes avant de se mettre en route. Déjà là, après huit minutes, les chances diminuent pour amener quelqu’un et remettre un cœur à fonctionner », explique la jeune ambulancière.
« Si l’horaire de faction avait été encore à Cabano, les chances de monsieur Gagné n’auraient pas été aussi bonnes », continue sa collègue.
M. Gagné qui vient tout juste de se remettre sur pieds tenait à rencontrer et remercier celles qui lui ont donné un second souffle. « C’est incroyable, y en a qui ne crée pas ça, c’est un gros morceau pour moi. Mes sauveuses », termine émotivement l’homme.