Nouvelle mesure: pénaliser les réservations fantômes
Publié le 17 juillet 2025 à 16:58, modifié le 17 juillet 2025 à 16:58
Par: Cloe De Gagne
Depuis aujourd’hui, les restaurants peuvent facturer 10 $ aux clients absents sans préavis. À Carleton-sur-Mer, plusieurs établissements n’envisagent pas d’appliquer cette mesure, jugée moins pertinente en région. Les avis des touristes sont partagés, certains y voyant une bonne idée, d’autres la jugeant trop stricte.
Depuis aujourd’hui, les restaurateurs peuvent facturer 10 dollars par tête aux clients qui réservent une table mais qui ne se présentent pas.
Les restaurants pourront choisir d’appliquer la pénalité ou non aux groupes de clients fantômes. Ici à Carleton-sur-Mer, plusieurs restaurateurs affirment qu’ils ne pensent pas imposer cette nouvelle réglementation à leur clientèle.
« On n’a pas encore vraiment pensé à ça. On sait qu’il y a quelques restaurants qui ont commencé à faire ça, mais dans notre cas, ça n’arrive pas si souvent que des gens ne se pointent pas donc on n’a jamais eu l’intention pour l’instant de faire ça. » assure Matteo Dabbene, co-propriétaire du restaurant Tosca.
« Personnellement, je ne pense pas que le 10$ va faire une différence pour compenser pour les coûts pour le personnel, pour la bouffe et etcetera. » assure Normand Leblanc, directeur de restauration au Riotel.
En pratique, la pénalité s’applique uniquement si aucun membre du groupe ne se présente. Par exemple, si une réservation est faite pour dix personnes, mais que quatre se présentent, ce ne sera pas considéré comme une absence.
Les clients peuvent toujours annuler sans frais s’ils préviennent au moins trois heures à l’avance.
« Je peux comprendre peut-être à Montréal dans des villes où il y a beaucoup plus de restaurants donc au final c’est plus difficile de remplacer la table. Mais ici en Gaspésie, il y a pas mal tout le temps du monde qui arrive, surtout en été. Donc je ne pense pas qu’on va le faire honnêtement. » ajoute Matteo Dabbene.
Pour les touristes, cette mesure divise. Alors que certains acclament cette initiative, d’autres sont maintenant réticents à l’idée de faire une réservation.
« Well, I don’t think that’s fair, because sometimes things happen not three hours ahead but maybe one hour ahead. So, I would say one hour ahead would be reasonable. That ‘s my opinion. »
« Bien, je ne crois pas que cela soit juste, parce que parfois des choses arrivent, peut-être pas trois heures, mais une heure d’avance. Donc je dirais qu’une heure serait plus raisonnable. C’est mon opinion. »
« Nous autre, des fois, on essaye de réserver et ils nous disent qu’il n’y a plus de place et à la dernière minute, il y a des gens qui ne se pointent pas. Donc c’est une bonne idée. » affirme Louise Gauthier, touriste en visite à Carleton-sur-Mer.
Cette mesure pourrait inciter les clients à faire preuve de plus de prudence en ne réservant que s’ils sont certains de pouvoir respecter leur engagement.