Des besoins grandissants pour le camp de jour de Rivière-du-Loup
Publié le 17 juillet 2025 à 16:28, modifié le 17 juillet 2025 à 16:28
Partout dans la province, les camps de jours municipaux sont à bout de souffle. De plus en plus de jeunes ont besoin d’accompagnement spécialisé et les ressources sont limitées. Le camp de jour de la ville de Rivière-du-Loup n’échappe pas à cette réalité.
Au Camp de jour de Rivière-du-Loup, la demande pour des services d’accompagnement a explosé. Il y a sept ans, on comptait 5 à 6 jeunes ayant des besoins particuliers. Aujourd’hui, ils sont 23.
« On a dû se doter de plus de 16 à 18 employés pour répondre à ce besoin d’accompagnement là donc du un pour un, du un pour deux. », explique Marie-Anne Caron, la gestionnaire aux programmes et équipements communautaires à la Ville de Rivière-du-Loup.
« Toutes les villes sont d’accord à les intégrer, mais ça prend des ressources autant matérielles que monétaires qu’éducatif. », affirme le président de la Commission de la culture, des loisirs et de la vie communautaire de l’Union des municipalités du Québec.
Les postes de moniteurs sont souvent occupés par des étudiants âgés de 15 à 20 ans, une main-d’œuvre qui se fait rare.
« C’est de plus en plus difficile de trouver des employés qui sont formés ou un petit peu formés évidemment, surtout avec l’augmentation du nombre de demandes et la pénurie de main-d’œuvre. », raconte Marie-Anne.
Face à la hausse des besoins, l’Union des municipalités du Québec réclame plus de soutien financier du gouvernement provincial, une démarche qui est appuyée par la ville de Rivière-du-Loup.
« On a fait une résolution en ce sens-là, le conseil municipal s’est prononcé, vraiment, en mentionnant qu’il y a des besoins. Les besoins grandissent année après année et, malheureusement, les fonds, les ressources ne sont pas là. », explique la femme.
L’UMQ estime que cet été, au Québec, un enfant à besoins particuliers sur 2, n’a pas accès à un camp de jour. Mais à Rivière-du-Loup, aucun jeune n’a été laissé de côté et les responsables ont réussi, in extremis, à trouver la main-d’œuvre nécessaire.
« Ce n’est pas un petit dossier c’est un dossier important parce que là, on parle de nos petits êtres humains qu’on adore, nos jeunes enfants. Et puis l’été, vous savez, les parents ont besoin de ces camps de jour. », affirme Christian Ouellet.
Au total, plus de 500 jeunes âgés entre 4 et 12 ans fréquentent le camp de jour de la ville de Rivière-du-Loup.