Ancienne usine Gaspésia : la ville de Chandler lorgne les terrains
Publié le 14 juillet 2025 à 16:26, modifié le 14 juillet 2025 à 16:26
Par: Félix Côté
La Ville de Chandler souhaite évaluer la possibilité d’utiliser des terrains qui appartenaient autrefois à la Gaspésia. Les friches industrielles de l’ancienne usine de pâte à papier pourraient toutefois être contaminées.
L’usine a été fermée en octobre 1999 pour ensuite être démantelée en 2012. Cependant même plus de 25 ans après la fin des opérations, les terrains que l’usine occupait pourraient être contaminés. Et ce même si plusieurs travaux d’assainissement ont été faits lors du départ de l’entreprise.
Lors des opérations de l’usine de pâte à papier, plusieurs composantes chimiques étaient utilisées, les sols pourraient donc encore en contenir, on pourrait aussi y retrouver des hydrocarbures. Avant d’y faire quoi que ce soit, la ville veut plus de détails.
« Il y a beaucoup de biogaz dans ce terrain. On sait que dans le passé, on y a mis des copeaux du bran de scie et tout ça dégage du bio gaz, mais, ça a été décontaminé, en grande partie », affirme le maire de Chandler, Gilles Daraiche.
Le maire a espoir que le secteur visé ne sera pas intensément pollué, car il concerne principalement à l’endroit où était situé le stationnement de l’ancienne usine.
« Tout près des stationnements, l’ancien stationnement de l’usine, il s’agit d’une dizaine de terrains qui sont ciblés. Cette partie-là, comme je le dis, elle a été moins contaminée qu’ailleurs. Donc, s’il y a des possibilités c’est sur ce site-là », estime le maire.
Si le coût de décontamination est raisonnable, le maire Gilles Daraiche souhaiterait que la portion visée par la ville soit à vocation commerciale, comme le nom de la rue qui la jonche actuellement.
« On parle de petits commerces de proximité comme un barbier, une chocolaterie, une pâtisserie des choses comme ça. On ne veut pas de gros commerce. On veut dynamiser l’endroit, on installera un marché public également. On veut que ça redevienne comme avant. Auparavant, il y avait beaucoup de commerce dans cette rue, et on aimerait que ça revienne », souhaite M. Daraiche.
Dans l’éventualité où les sols sont toujours intensément contaminés et que l’assainissement coûte trop cher, M. Daraiche croit qu’un espace vert et un parc pourrait être aménagé.
« Si c’est des coûts majeurs, on va passer à autre chose probablement. Il y a un potentiel de parc ou quelque chose comme ça et un plan d’aménagement pour le parc au complet. Mais, c’est certain qu’on aimerait mieux avoir le développement commercial », précise Gilles Daraiche.
Le maire a rappelé que ces terrains ne seront pas destinés à la construction de logement.