La gymnastique relancée en Acadie
Publié le 20 avril 2018 à 10:59, modifié le 20 avril 2018 à 14:38
Par: CIMTCHAU
Après de nombreuses années d’absence, la gymnastique est relancée dans la Péninsule acadienne.
Mis en place il y a deux ans, le club Gymnastique Péninsule attire une centaine de gymnastes allant du niveau récréatif au compétitif.
Audrey-Anne et Ariane raffolent de gymnastique. Les deux jeunes filles de dix ans s’entraînent dix heures par semaine, mais elles en prendraient encore plus. « C’est toute ma vie la gymnastique. Je ne pourrais pas ne pas faire de gymnastique. J’aime beaucoup faire des exercices au sol. »
« Nous sommes comme une petite famille. Avec celles de notre groupe de compétition, nous faisons toujours des activités ensemble », disent les gymnastes.
La gymnastique avait complètement disparue de la Péninsule acadienne. Les jeunes qui voulaient en faire devaient se rendre à Miramichi. Lorsqu’elle est arrivée du Québec, Christina Beaulieu D’Amour a relancé ce sport dans la région. « Elles ont besoin de qualités physiques, de qualités artistiques. C’est tout un mélange. C’est vraiment un sport complet, la gymnastique, parce qu’elles travaillent leur équilibre, elles travaillent la force, elles travaillent leur flexibilité », affirme l’entraîneuse.
À ses débuts, en 2016, le club avait une soixantaine de gymnastes. Il compte maintenant une centaine d’adeptes de niveau récréatif et compétitif. « Il y en a pour tous les âges. J’ai même des adultes les jeudis soirs qui viennent s’entrainer. C’est des adultes débutants. Sinon, ça commence aussitôt que les enfants peuvent marcher. Je les prends à partir de 18 mois », explique Christina Beaulieu D’Amour.
Selon les parents, la gymnastique apporte non seulement une discipline sportive, mais aussi une discipline personnelle chez les jeunes. « Surtout pour les devoirs. Le mercredi et le jeudi soir, on a de la gymnastique. Il faut que les devoirs soient faits. Il y a aussi un bel esprit d’équipe. Les filles s’encouragent entre elles. Dès qu’une peut réussir un mouvement qu’elle avait de la difficulté à faire, les autres sont fières d’elle », mentionne la mère d’une gymnaste, Marie Camille Paulin.
Depuis cette année, des athlètes de Gymnastique Péninsule participent à des compétitions provinciales. « J’aime voir les autres équipes. Ça peut nous aider à nous améliorer », exprime Audrey-Anne Perron.
« Ça donne des petits trucs. C’est juste vraiment amusant », raconte Ariane Noël Bertin.