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Tarifs Douaniers : Les entreprises de pêche réévaluent leurs stratégies d’affaires

Publié le 13 février 2025 à 16:19, modifié le 14 février 2025 à 09:08

Par: CIMTCHAU

Des entreprises de pêche en Gaspésie s’inquiètent de l’avenir du marché américain avec la hausse anticipée des tarifs douaniers. Elles cherchent des moyens de diversifier les stratégies d’affaires pour limiter les pertes.

Alors que les entreprises préparent la prochaine saison de la pêche, les stratégies d’affaires doivent être réévaluées face à la menace.

« Étant donné que les États-Unis sont nos voisins, c’est sûr que c’est plus facile et plus accessible. Le volume est beaucoup là. Avec tous les produits que nous avons, on est diversifié, on a d’autres marchés ailleurs, mais le plus gros du volume va vers les États-Unis. », mentionne Olivier Dupuis, codirecteur des Pêcheries Gaspésiennes et nouveau président de l’Association de l’industrie de la pêche.

Avec une hausse de 25 % des tarifs prévue en mars, des entreprises comme Les Pêcheries gaspésiennes ou Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan nagent dans l’incertitude.

« Il va y avoir un impact sur toute la chaîne de production. Il va y avoir un impact sur l’acheteur, il va y avoir un impact sur le producteur, il va y avoir un impact sur l’approvisionnement. », indique Raphaëlle Cyr-Lelièvre, directrice chez Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan.

Les entreprises travaillent déjà depuis de nombreuses années à l’ouverture de nouveaux marchés comme l’Europe ou l’Asie. La pression se fait sentir pour Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan qui exporte jusqu’à 50% de sa marchandise vers nos voisins du Sud. Du côté des Pêcheries Gaspésiennes, c’est près de 2/3 des stocks de morue salée séchée qui sont vendus à l’étranger.

« C’est certain qu’il y a des types de produits qui sont spécifiques aux marchés américains et où il y a plus de démarchage à faire. C’est quelque chose sur lequel on travaille constamment. Donc tarifs ou pas tarifs, on continue à évaluer les marchés au cours des prochaines années. », ajoute la directrice.

Le milieu reste solidaire afin de trouver les meilleures alternatives à l’exportation vers les États-Unis.

« Le gouvernement, les acteurs sont avec nous pour essayer de voir ce qui pourrait être fait. On est dans l’incertitude. On est réaliste, mais on demeure optimiste. », dit Olivier Dupuis.

Les défis sont grands et le temps manque. Le mois de sursis de la hausse des tarifs permet au milieu d’ajuster le tir.

« Dans le cas des pêches, la saison est à nos portes. Nous n’avons pas beaucoup de temps pour se virer de bord. C‘est notre plus grand défi. Si ça arrive, comment va-t-on gérer ça ? », conclut-il.