Trouble de l’attention au N-B : le nombre de cas a doublé chez les enfants en moins de 10 ans
Publié le 12 février 2025 à 16:10, modifié le 12 février 2025 à 16:10
Par: Mylene Thomas
Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, soit le TDAH, est en forte augmentation au Nouveau-Brunswick : en moins de dix ans, le nombre de cas a doublé chez les jeunes de la 6e à la 12e année.
Maintenant âgé de 18 ans, Thomas Jalbert a été diagnostiqué avec le TDAH lorsqu’il avait 4 ans. Il avait des difficultés à se concentrer, à apprendre à l’école avec des signes d’impulsivité « ce n’est pas tout le monde qui comprend c’est quoi le TDAH, la façon de parler la façon d’agir, si moi il y a quelqu’un qui va me crier après je vais moins comprendre » a confié Thomas Jalbert. Des accommodations peuvent aider ces jeunes selon la psychologue, Dr Hélène Ouellet, «par exemple en salle de classe s’ils ont un test à faire un endroit plus calme, d’avoir peut-être le droit à des pauses, de pouvoir se lever et faire autre chose »
Et c’est un combat quotidien sur les bancs de l’école, mais aussi à la maison «je sortais des classes je me promenais et je revenais quand ça me tentait parce que je n’étais pas concentré. Ma mère et moi on s’obstinait un peu on avait des accrochages » a raconté Thomas Jalbert. « Après l’école les enfants sont épuisés s’il y a des devoirs, les parents ont besoin de répéter les consignes plus souvent » a expliqué Dre Hélène Ouellet.
En 2022-2023, 14 % des élèves de la 6e à la 12e ont été diagnostiqués avec ce trouble soit deux fois plus qu’en 2015-2016, selon le conseil de la santé du Nouveau-Brunswick « la prévalence du TDAH augmente de façon générale, c’est un trouble qui est de mieux en mieux connu » a déclaré Vickie Plourde, directrice, groupe de recherche santé mentale des enfants et des jeunes. « Quand j’étais à la petite école on n’était pas beaucoup à avoir le TDAH, rendu à cette heure il y en a beaucoup » a précisé Thomas Jalbert.
Mais en grandissant, le trouble se contrôle différemment « il était vraiment sévère, trouble opposition, mais avec le temps ça a diminué. Dernièrement ça m’arrive woh, une chose à la fois s’il te plaît parce que je ne pourrais pas suivre » a précisé le jeune de 18 ans. « Le cerveau devient de plus en plus mature, les gens aussi développent leur propre stratégie » a relaté Dre Hélène Ouellet. « Les symptômes vont avoir tendance à diminuer à travers le temps » a développé Vickie Plourde.
Toutefois, avoir le bon diagnostic demeure un parcours du combattant « l’accès à ces évaluations peut être un défi on sait quand même qu’il y a des listes d’attentes » a fait part Mme Plourde. « En raison du manque et de ressources humaines, de psychologues, présentement l’attente ça peut dépasser un an avant d’avoir une évaluation psychologique » a dit la psychologue Dre Hélène Ouellet.