Le maire de Caraquet enflamme le débat sur l’ancien champ de tir de Tracadie
Publié le 4 février 2025 à 16:55, modifié le 4 février 2025 à 16:55
Par: Alex Delcourt
La polémique des bleuetières sur l’ancien champ de tir de Tracadie est relancée une fois de plus. Une récente lettre ouverte du maire de Caraquet a ranimé les animosités.
Le maire de Caraquet, Bernard Thériault, déplore le climat qui règne autour de la production de bleuets dans la Péninsule acadienne. Selon lui, les débats entourant les bleuetières sur l’ancien champ de tir de Tracadie n’avancent pas et affectent les autres projets du genre dans la Péninsule.
« On a créé dans l’industrie du bleuet, une espèce de règne de terreur où personne n’ose parler. Et c’est ce que je veux dénoncer. » – Bernard Thériault, maire de Caraquet
Bernard Thériault estime qu’il est prématuré pour la municipalité de Tracadie d’exiger un moratoire sur l’ancien champ de tir. Il veut également la nomination d’un médiateur indépendant. Le maire de Tracadie dit vouloir simplement représenter les intérêts de sa population.
« Basé sur la pétition de plus de 5000 personnes, on a quand même le tiers de notre population qui nous a dit qu’ils ne veulent pas avoir de développement d’agriculture du bleuet sauvage sur l’ancien champ de tir. Ce n’est pas qu’on est contre l’industrie, ce n’est pas qu’on est contre les bleuets… » – Denis Losier, maire de Tracadie
Le maire de Caraquet a également lancé des flèches vers les opposants au projet. Il juge que certains d’entre eux rendent le débat stérile et contre-productif.
« C’est une déclaration que moi j’appelle acerbe. C’est un peu méchant que je trouve. Je ne dis pas que monsieur Thériault est méchant, mais il a très mal choisi ses propos. » – Gilles Sonier, l’un des leaders d’opposition au projet de bleuetières sur l’ancien champ de tir de Tracadie
Le maire de Caraquet avance qu’aucune donnée probante ne permet de démontrer que le bleuet est une grande menace environnementale de la Péninsule acadienne, comme l’affirment certains militants.
« Je suis obligé d’être un peu d’accord avec lui parce qu’il n’y a pas de preuve scientifique encore qu’il se passe quelque chose. Mais, est-ce qu’on va attendre qu’il arrive quelque chose avant de réagir ? » – Gilles Sonier, l’un des leaders d’opposition au projet de bleuetières sur l’ancien champ de tir de Tracadie
Le maire de Tracadie s’explique mal le moment choisi par Bernard Thériault pour publier cette lettre, alors que les tensions entourant ce dossier semblaient s’être calmées.
« Je trouve ça regrettable qu’on jette de l’huile sur le feu sur un dossier que je pense que tous les gens étaient en mesure de se positionner, de donner leur point de vue. » – Denis Losier, maire de Tracadie
« Ce n’est pas difficile de mettre de l’huile sur le feu parce que le feu est pris, ça fait cinq ans. » – Bernard Thériault, maire de Caraquet