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Négociations du secteur public : le personnel de la Sépaq se dirige vers la grève

Publié le 24 janvier 2025 à 14:38, modifié le 24 janvier 2025 à 14:43

Par: Jérémie Point

Plus d’un an après le début des négociations, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) appelle ses membres de la Sépaq à se mobiliser en faveur de moyens de pression lourds pouvant mener à la grève générale illimitée.

Le SFPQ réclame que la négociation débloque et que le gouvernement offre des salaires décents aux travailleuses et travailleurs de la Sépaq. Rappelons que ces derniers gagnent en moyenne moins d’un dollar de plus que le salaire minimum au Québec.

« Alors que le coût de la vie a explosé ces dernières années, nous ne voyons toujours rien de concret sur la table de négociation pour améliorer le sort de nos membres. Plusieurs vivent dans une situation précaire ne pouvant joindre les deux bouts. Nous irons donc chercher des mandats de grève auprès de nos membres qui en ont assez de se serrer la ceinture et réclament des conditions salariales équitables », indique le vice-président responsable de la mobilisation au SFPQ, Michel Girard.

La convention collective des quelque 2 500 travailleuses et travailleurs de la Sépaq est échue depuis plus d’un an, soit le 31 décembre 2023. Les points en litige concernent notamment l’augmentation du revenu disponible ; la flexibilité de gestion ; la mobilité du personnel et la rétention de celui-ci.

Dans les prochaines semaines, les membres de la Sépaq du SFPQ seront appelés à se prononcer lors d’un vote pour la mise en place de moyens d’action robustes pouvant conduire à des journées de grève dès le printemps prochain.

Parmi les établissements de la Sépaq en négociation, trois d’entre eux figurent dans Charlevoix et au Témiscouata. Le parc national du Lac-Témiscouata, le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie et celui des Grands-Jardins sont eux aussi en négociations et menacent d’entrer en grève.

« Nous sommes très conscients des impacts que pourrait avoir un conflit de travail sur la clientèle qui fréquentera les parcs, les réserves, les campings et les autres lieux de villégiatures de la Sépaq dans les prochains mois. Pour éviter une escalade de moyens de pression, le gouvernement Legault devra délivrer les mandats nécessaires pour faire avancer la négociation », affirme le président général du SFPQ, Christian Daigle.