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Grève des travailleuses des CPE au Bas-Saint-Laurent : des conditions de travail à améliorer

Publié le 23 janvier 2025 à 17:08, modifié le 24 janvier 2025 à 11:09

Par: CIMTCHAU

Près de 13 000 travailleuses des Centres de la petite enfance (CPE) affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) étaient en grève aujourd’hui à travers le Québec. À Rivière-du-Loup, environ 300 éducatrices ont manifesté dans les rues pour dénoncer leurs conditions de travail. Cette grève marque la première d’une série de cinq journées de mobilisation si les négociations n’avancent pas.

Des conditions de travail à la limite de l’acceptable

Les travailleuses des CPE pointent une surcharge de travail et une rémunération insuffisante. « Ça fait plus de 30 ans que je fais ce travail-là, et on est encore dans la rue! », a exprimé une manifestante. Les syndiquées ont fait une halte devant le bureau de la députée de Rivière-du-Loup, Amélie Dionne, qui était absente en raison du caucus présessionnel de la CAQ.

Les revendications

Pour elles, la situation devient de plus en plus difficile. « Il y a de plus en plus d’enfants ayant des besoins particuliers, et la rareté de main-d’œuvre aggrave le tout », a souligné Pauline Bélanger, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN). Elles réclament également de meilleures conditions de travail, telles que des semaines de vacances et des pauses régulières. Par exemple, au CPE des Jardins Jolis, « la majeure partie du temps, nous n’avons ni pause ni le temps de dîner », a précisé Josée Landry, vice-présidente du Syndicat des employées des CPE de la MRC de Rivière-du-Loup.

La CAQ dans le viseur des éducatrices : des places sans renforcement des conditions

Les éducatrices dénoncent aussi la décision de la CAQ d’augmenter considérablement le nombre de places en CPE dans le KRTB sans prendre en compte les conditions de travail du personnel. « La CAQ a décidé d’ouvrir des places en CPE, mais où allons-nous trouver les éducatrices pour combler ces places ? », s’interroge Josée Landry.

Si la situation perdure, les travailleuses préviennent qu’elles pourraient enchaîner avec quatre autres journées de grève.