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Cyanobactéries au Lac Nairne : des résultats peu rassurants récoltés

Publié le 15 janvier 2025 à 16:59, modifié le 15 janvier 2025 à 16:59

Par: Jérôme Gagnon

Le lac Nairne de Saint-Aimé-des-Lacs était aux prises, en septembre dernier, avec une quantité importante de cyanobactéries, dont certaines, à potentiel toxique. C’est ce que confirme un spécialiste de l’Institut national de la recherche scientifique, qui a effectué des prélèvements sur place.

En septembre dernier, ces images ont suscité de nombreuses réactions. Mandatée par l’association pour la protection du lac Nairne, une équipe s’est rendue sur place.

« Nous sommes en train de mettre en place un outil de détection rapide sur le terrain pour repérer les cyanobactéries, et l’APELN a pris connaissance de nos travaux. Nous avons ensuite collaboré avec certains riverains », raconte le professeur agrégé à l’INRS au Centre Eau Terre Environnement de Québec, Jérôme Comte.

Résultat : jusqu’à 95 % des micro-organismes présents étaient des cyanobactéries, dont certaines ont été identifiées comme potentiellement toxiques, souligne-t-il.

« Le mot important ici, c’est « potentiel » parce qu’on n’a pas effectué de dosage de toxines, mais une bonne pratique consiste, lorsqu’on voit un lac dans cet état, à éviter tout contact », indique-t-il.

Bien que les solutions ne soient pas encore claires, Jérôme Comte suggère qu’il est crucial d’identifier en priorité les sources de pollution pour les réduire.

« Pour reprendre l’expression, il faut essayer de fermer le robinet à la source, car il pourrait y avoir des mesures pour atténuer les symptômes, mais c’est comme mettre un pansement sur une plaie si on ne trouve pas la source du problème », explique-t-il.

Cette idée est également partagée par des riverains du secteur.

« Depuis qu’on est petit, on venait à la plage ou on faisait des activités, et à cette époque, il y en avait beaucoup. Mais au mois d’août, il n’y avait pratiquement plus personne. Aujourd’hui, au mois d’août, on ne peut plus se reposer jusqu’au printemps », affirme Pierre Jean, un citoyen du secteur.

Enfin, en cas de nouvelles proliférations de cyanobactéries, le professeur Comte conseille d’éviter tout contact avec l’eau. Comment réagira la municipalité maintenant ? Le comité récemment créé poursuit son travail, nous a-t-on indiqué. Cependant, il n’a pas été possible d’obtenir des informations supplémentaires sur les démarches en cours. Pierre Jean espère des actions concrètes.

« Si ça prend des scientifiques, sortez l’argent pour le faire. Il faut des mesures précises, car chaque année, c’est la même chanson qui revient », dénonce M. Jean.