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Pas de politique spécifique pour les cas de harcèlements sexuels au Campus Carleton-sur-Mer

Publié le 19 octobre 2017 à 17:08, modifié le 19 octobre 2017 à 17:08

Par: CIMTCHAU

Avec la vague de dénonciations de cas de harcèlements sexuels depuis quelques jours au Québec, on s’est posé la question : quels sont les mécanismes en place ici, à Carleton-sur-Mer, pour les victimes de crimes à caractère sexuel, surtout pour les plus jeunes.

« C’est là qui faut agir, ce n’est pas dans trois semaines, dans un an», affirme l’étudiante Marie-Lou Rivière. « Je crois que c’est un sujet qui faut en parler pis faut pas garder ça pour nous », exprime pour sa part Laurie Denis.

Les étudiants du cégep se sentent en confiance face à leur institution. « Le Cégep de Carleton est bien équipé d’une bonne équipe professionnelle. Alors, je me sentirais vraiment à l’aise de me confier à eux », dit Tommy Blais.

« Moi aussi, ce qui est le fun en région, c’est que les profs sont proches de nous autres», ajoute Simon Babin. « Ils sont intéressés à la réussite des élèves et tout ça. Donc, c’est facile de leur parler de ce qui se passe », assure Amélie Lavoie.

Par contre, ils ne connaissent pas les politiques en place. « Je ne serais pas vraiment à qui en parler », mentionne l’étudiante Carolane Allard.

« On a une politique prévention harcèlement, c’est une obligation des collèges d’avoir cette politique-là. Ce n’est pas une politique spécialement sur le harcèlement sexuel », informe la directrice du Campus de Carleton-sur-Mer, Françoise Perreault.

La ministre responsable de l’Enseignement supérieur devrait éventuellement déposer un projet de loi qui obligera les collèges et les universités à mieux prévenir et à contrer les cas d’agression sexuelle.

« Faut savoir quoi dire à la personne qu’on reçoit. Donc, il va avoir de la formation, essayer de défaire les mythes… », explique Françoise Perreault. Bien que l’établissement ne soit pas directement lié avec la Sûreté du Québec, du personnel spécialisé pourrait aider un élève dans un cas de dénonciation. « Faut quand même respecter là où l’étudiant est rendu avec ça. Faut qu’il sache c’est quoi ses possibilités », affirme Françoise Perreault.

 

L’Association étudiante du campus Carleton-sur-Mer s’est associé à la campagne Sans oui, c’est non et bénéficie ainsi de formations.

« Savoir identifier au bon moment quand une tentative d’agression est en train de se commettre, puis de savoir stopper ça», explique Joel Narijaona.

Au secondaire, les élèves de l’école Antoine-Bernard profitent d’un  bon encadrement  en cas de harcèlement sexuel. D’abord, un tuteur a été attitré à tous les élèves afin de faciliter la création d’un lien de confiance.

« Juste par le lien qu’on crée avec nos jeunes, le jeune se sent à l’aise de venir nous parler », décrit Tamara Ouellet Levesque, agente de réadaptation à l’école Antoine-Bernard.

L’école est aussi en contact avec différents organismes pour pouvoir réagir adéquatement et rapidement. « Notre policier jeunesse qui travaille en étroite collaboration avec nous, monsieur Simon Allain, qui est très proche de l’école », raconte Tamara Ouellet Levesque.