Ancien champ de tir : la décision du gouvernement Holt jugée insuffisante
Publié le 6 décembre 2024 à 17:10, modifié le 6 décembre 2024 à 17:10
Par: Alex Delcourt
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé hier qu’il ne va pas allouer d’autres parcelles de terrain pour l’exploitation de bleuets dans l’ancien champ de tir de Tracadie.
Cette annonce, faite par le gouvernement du Nouveau-Brunswick jeudi, ne fait pas l’unanimité. Le maire de Tracadie n’est pas tout à fait satisfait de la décision prise par Fredericton. L’un des leaders du mouvement contre la production de bleuets sur l’ancien champ de tir n’est pas non plus emballé par l’annonce provinciale.
« Pour nous, ça représente quand même une demi-victoire. Dans le sens que c’est certain qu’on aurait souhaité un moratoire sur l’ensemble de l’ancien champ de tir. » – Denis Losier, maire de Tracadie
« Je suis déçu. Ce n’est pas tout négatif, ils ont l’air de vouloir arrêter un certain développement. (…) Pour moi, l’annonce hier, c’est un écran de fumée. Tout simplement ! C’est de mêler les gens. Il y a des gens qui ont commencé à fêter, hier. Je pense c’est une bonne nouvelle. Je ne suis pas sûr. » – Gilles Sonier, militant contre la culture de bleuets sur l’ancien champ de tir et représentant de la Fédération de la faune du Nouveau-Brunswick dans le nord-est
La récente annonce empêchera d’octroyer de nouveaux contrats, mais ceux déjà signés, eux, sont toujours actifs. Selon le gouvernement, cela représenterait six pour cent du terrain. Le maire de Tracadie aimerait savoir le coût associé au rachat des contrats déjà signés. Selon lui, cette information pourrait permettre à la population de se faire une idée sur la décision de Fredericton de ne pas racheter les contrats.
« C’est quoi, ça représente comment l’économie d’argent. Est-ce qu’on parle de cinq millions, dix millions, cinquante millions. Je pense que les gens ont besoin de cette transparence-là pour comprendre le raisonnement du gouvernement en arrière de la décision. » – Denis Losier, maire de Tracadie
Et ce n’est pas la seule question que se pose encore le maire de Tracadie. Il aimerait connaitre l’identité des personnes qui auront les permissions de faire la monoculture de bleuets sur l’ancien site militaire.
« On parle de 17 producteurs. D’un, c’est qui ces producteurs. Est-ce que ce sont des producteurs locaux ou des gens de l’extérieur qui viennent exploiter des terrains sur le territoire de la municipalité. » – Denis Losier, maire de Tracadie
Selon Denis Losier, la prochaine étape sera donc de répondre à ces questions. Le ministère de l’Agriculture n’a pas donné suite à notre demande d’entrevue.