Nouveau-Brunswick : le plafond sur la hausse des loyers de 3 % jugé insuffisant
Publié le 5 décembre 2024 à 16:55, modifié le 5 décembre 2024 à 16:59
Par: Alex Delcourt
Un projet de loi pour plafonner l’augmentation du prix des loyers à 3 % est à l’étude à Fredericton. Une coalition pour les droits des locataires dénonce cette mesure en affirmant qu’elle n’aidera pas la crise du coût des logements.
Le projet de loi déposé il y a deux semaines n’a pas charmé la coalition pour les droits des locataires au Nouveau-Brunswick.
« Si le but était de s’adresser à la crise d’abordabilité au Nouveau-Brunswick, ce projet de loi ne nous aide pas en tant que public. » – Matthew Hayes, porte-parole de la Coalition pour les droits des locataires au Nouveau-Brunswick
La crainte est que les propriétaires profitent de cette loi pour augmenter leurs loyers de trois pour cent tous les ans. Ce pourcentage est jugé trop élevé et à l’avantage des locataires.
« Pourquoi 3 % ? C’est une marge supérieure de la cible de l’inflation de la Banque du Canada. Pourquoi pas la cible de 2 % ou la marge inférieure qui serait plus un bénéfice pour les locataires. C’est-à-dire de 1 %. » – Matthew Hayes, porte-parole de la Coalition pour les droits des locataires au Nouveau-Brunswick
Ce n’est toutefois pas ce qui contrarie le plus l’organisme. Selon son porte-parole, le plafonnement du loyer devrait être sur l’unité et non le locataire pour espérer un impact.
« À la rotation des locataires, le propriétaire peut augmenter le loyer à ce qu’il veut. (…) Ça c’est ce qui est préoccupant parce que c’est principalement à la rotation des locataires qu’on voit que les propriétaires qui sont en train d’augmenter les loyers. » – Matthew Hayes, porte-parole de la Coalition pour les droits des locataires au Nouveau-Brunswick
Dans la Péninsule acadienne, le coût moyen du loyer est inférieur à la moyenne provinciale, selon un rapport de la CSRPA publié en octobre dernier. Les données datent, elles, de 2023. Selon monsieur Hayes, les petits propriétaires dans la Péninsule acadienne devraient avoir plus d’aide.
« Je pense que pour les personnes qui habitent sur place dans un duplex ou un triplex, que l’exemption provinciale sur les impôts fonciers devrait s’appliquer. » – Matthew Hayes, porte-parole de la Coalition pour les droits des locataires au Nouveau-Brunswick