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Protection des terres agricoles : de nouvelles pistes d’actions encourageantes, selon l’UPA

Publié le 10 octobre 2024 à 17:04, modifié le 10 octobre 2024 à 17:04

Par: Félix Côté

La Gaspésie a perdu 26 kilomètres carrés de ses terres agricoles dans la dernière décennie. L’Union des producteurs agricole cherche des solutions pour réduire ses pertes depuis longtemps et voit d’un bon œil certaines pistes mises de l’avant par les gouvernement provincial et municipal.

À partir de décembre les municipalités devront faire en sorte que leurs plans de développements urbains incluent des mesures de protection du territoire agricole.

« quand les municipalités doivent faire le choix d’implanter de nouvelles utilisation en zone agricole. Ça serait bien qu’il réfléchisse à la co habitation et aussi de vérifier on pourrait se faire le projet pour éviter d’aller en zone agricole » explique la conseillère en aménagement à la Fédération du l’Union des Producteurs Agricoles de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Karina Espinoza Rivière.

La diminution des terres agricoles est principalement due à l’enfrichement, c’est-à-dire une forêt qui pousse sur une terre agricole qui n’est plus cultivée.

« Dans les nouvelles orientations il y a un article qui dit que la MRC doit identifier les secteurs en friche et trouver des stratégies pour les valoriser. Donc on a hâte de voir comment ça va se faire », précise la conseillère en aménagement à la Fédération du l’Union des Producteurs Agricoles de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Selon le préfet de la MRC Bonaventure, l’important est de trouver un équilibre.

« Le monde municipal est pour le développement agricole. On apporte notre trait de scie dans serment, ça occupe notre territoire, c’est une richesse en soi. Mais, c’est de trouver un équilibre entre les besoins des municipalités dans une logique de développement durable », mentionne le préfet de la MRC Bonaventure, Éric Dubé.

En revanche, il croit que la loi actuelle sur la protection du territoire agricole n’est pas adaptée aux enjeux de sa MRC. Il souhaite que le gouvernement révise la législation en place  pour prendre en compte les disparités régionales.

« Il faut démontrer que sur le territoire de la MRC il n’y a pas d’autres places. Mais la réalité c’est que la MRC de Bonaventure à 100 km de long. Je ne peux pas demander à un promoteur qui vient de certaines municipalités qu’il ne peut pas s’installer chez lui, qu’il devrait aller à 50 km plus loin », raconte Éric Dubé.

Le ministre de l’Agriculture prévoit la mise en œuvre graduelle des mesures retenues au cours de la prochaine année.