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Mieux informer les citoyens du Bas-Saint-Laurent sur l’aide médicale à mourir

Publié le 4 octobre 2024 à 13:54, modifié le 4 octobre 2024 à 14:04

Par: CIMTCHAU

L’aide médicale à mourir (AMM), légale depuis 2015 au Québec, continue de susciter des questions chez les québécois. Afin de répondre à leurs interrogations, le Collectif Est-du-Québec de l’Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité (AQDMD) a organisé une conférence à Rivière-du-Loup. L’événement a réuni une centaine de participants venus s’informer sur le sujet.

Le Dr Georges L’Espérance, président de l’AQDMD, a pris la parole pour aborder les défis liés à la désinformation sur l’AMM. « Il y a un manque d’information parmi les citoyens, j’ajouterais qu’il y a un manque d’information venant du personnel soignant aussi. On entend beaucoup de faussetés, qui se disent », a-t-il précisé.

Selon les dernières données du CISSS du Bas-Saint-Laurent, 228 personnes ont eu recours à l’AMM en 2023, une hausse de 68 % par rapport à 2022. Toutefois, pour le Dr L’Espérance, on critique trop souvent les pourcentages de personnes qui y ont recours, mais il faudrait plutôt se concentrer sur l’état physique et mental des patients.  

Un conférence qui tombe à point, compte tenu que Québec va autoriser les demandes anticipés d’AMM pour les personnes atteintes de maladies neurodégénératives, comme l’Alzheimer. Dès cet automne, ces patients pourront désigner un mandataire pour faire respecter leur souhait de mourir dans la dignité. « Enfin on va pouvoir l’avoir, et puis ça va aider les gens », a réagi un participante soulagée.

La question de l’objection de conscience chez les médecins a également été clarifiée. Même si un médecin peut refuser de pratiquer l’AMM, il est obligé de transférer la demande à un collègue apte à le faire. Ce mécanisme vise à assurer que chaque patient éligible puisse accéder à ce soin sans obstacle.

Cependant, l’élargissement de l’accès à l’AMM pour les mineurs matures ou les personnes atteintes de troubles de santé mentale reste un sujet controversé. Le Dr L’Espérance a conclu en rappelant que l’AMM doit être vue comme : « une question de choix, une question de valeur personnelle, c’est une question de dignité. »