Être famille d’accueil en Gaspésie: Offrir un nouveau départ
Publié le 30 août 2024 à 11:42, modifié le 30 août 2024 à 11:42
Par: CIMTCHAU
Le CISSS de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine se lançait la semaine dernière dans une campagne de recrutement de famille d’accueil sur tout le territoire. Une rencontre avec une femme qui est devenue une ressource pour ces enfants dans le besoin.
Une fois de plus, le manque de familles d’accueil se fait sentir en Gaspésie. Il y a près de 130 familles d’accueil à travers la région, mais ça ne suffit pas à combler le besoin. Marie-Claude joue le rôle de famille d’accueil depuis quatre ans.
« Vraiment l’amour des enfants. J’ai été garderie en milieu familial pendant 19 ans. Et puis, à ce moment-là nos enfants étaient tous partis de la maison, donc on s’est dit qu’on pouvait continuer à aider d’autres enfants un peu plus vieux. », explique Marie-Claude.
Les différentes rencontres et les ressources de la DPJ ont permis à Marie-Claude et son mari de bien comprendre quel type de famille d’accueil ils voulaient être.
« On peut, en tant que famille d’accueil, faire des demandes. On peut être famille d’accueil juste pour 24h, on appelle ça des mesures d’urgence. On peut être famille d’accueil pour quelques semaines. On peut être famille d’accueil jusqu’à 18 ans. On peut être famille d’accueil qu’on appelle de banque mixte et allez jusqu’à l’adoption. Il y a plein pleins de façon d’être famille d’accueil. », mentionne Marie-Claude.
Marie-Claude est consciente que le système comporte certaines lacunes. Dans un milieu où les enfants ont besoin de stabilité, le roulement des intervenantes sociales se fait trop rapidement.
« Mais le budget, après qu’on a acheté un habit de neige, ce n’est quand même pas beaucoup. On a une inflation, je vais parler pour ça. Et les sports c’est la même chose, c’est important. Un enfant, un sport, il est capable d’en faire deux par année. Un sport d’hiver et un sport d’été. », indique Marie-Claude.
Mais pour la femme qui accueille depuis trois ans deux jeunes garçons, les points positifs sont bien plus nombreux.
« On leur demande souvent de nous écouter, les enfants. Je pense que le défi c’est de plus les écouter, en tant que famille d’accueil. De les respecter, même s’ils ont juste 8, 10 ans ou 5 ans, ils ont un passé, ils ont des familles. Ils ont des papas, des mamans, ils ont des frères et des sœurs. », raconte Marie-Claude.