Mellifera : une école nomade pour comprendre les abeilles
Publié le 29 août 2024 à 16:52, modifié le 29 août 2024 à 17:09
Par: CIMTCHAU
Imaginez vivre dans un van avec votre famille tout en parcourant les routes pour enseigner l’apiculture. C’est le défi audacieux que relève Virginie Tardif avec Mellifera, une école d’apiculture nomade. Basée à Saint-Roch-des-Aulnaies, l’entreprise a récemment installé la première ruche communautaire de la région de L’Islet, et ses activités attirent de plus en plus d’amateurs d’abeilles et de miel.
Mellifera, c’est avant tout un projet qui allie mobilité et sensibilisation. Avec 45 ruches au Québec, Virginie Tardif et son équipe se déplacent à chaque deux semaines pour visiter leurs ruches. À chaque escale, ils vérifient la santé des colonies et assurent l’éducation des participants aux ateliers. À Saint-Jean-Port-Joli, la ruche de l’école abrite plus de 50 000 abeilles, capables de produire entre 30 et 40 kilogrammes de miel.
Lors de ces visites, Virginie Tardif prend soin de vérifier que « les ressources, comme le pollen et le nectar, s’ils rentrent comme il le faut » pour garantir la bonne santé des colonies. À Saint-Jean-Port-Joli, les abeilles semblent particulièrement apprécier les tournesols, qui deviennent leur collation de prédilection.
Le but de Mellifera est double : éduquer le public sur le rôle crucial des abeilles dans notre alimentation, et démystifier ces pollinisateurs souvent mal compris. « En fait, [les abeilles] sont responsables d’environ 60 % de ce qu’on a dans notre assiette comme les fruits et les légumes. Si elles n’étaient pas là, on n’aurait pas accès à tout ça », explique Virginie.
Les ateliers permettent aux participants de mieux comprendre les abeilles et de surmonter leurs peurs. Ils repartent plus confiants, mieux informés, et ont même la chance de goûter le miel le plus frais de la région Une fois sur place, ils découvrent que les abeilles, loin d’être agressives, sont essentielles à notre écosystème. Comme le souligne ce participant: « Si on ne les dérange pas, il n’y a pas vraiment de danger. »
Virginie Tardif décrit ces moments comme « hyper méditatifs ». Elle confie qu’elle trouve une grande concentration et une paix intérieure en travaillant avec les abeilles. « Je suis 100 % focus » quand elle est entourée de ces insectes.
Elle encourage vivement à changer de perception sur les abeilles : « Plus vite que les abeilles disparaissent, plus vite qu’on disparaît nous aussi. »