Projet d’Airbnb à La Malbaie : une discussion houleuse lors d’une consultation publique
Publié le 29 août 2024 à 13:07, modifié le 29 août 2024 à 13:34
Par: Jérôme Gagnon
Le projet d’ajouter deux résidences de location court terme dans la côte de l’Épervier à La Malbaie continue de susciter la grogne d’un groupe de citoyens du secteur. Le ton a monté hier après-midi à l’hôtel de ville. Les propriétaires de résidence ont signifié leurs inquiétudes à la Ville et aux promoteurs présents.
Ces discussions animées se sont déroulées lors de la consultation publique portant sur la nouvelle limite de permis de résidences touristiques dans la côte de l’Épervier. Son nombre passera à 7. Le secteur compte cinq résidences possédant un tel droit d’usage.
Des citoyens souhaitent limiter l’octroi de permis à ce chiffre pour éviter l’ajout de deux résidences touristiques. Les résidents craignent que les promoteurs perdent le contrôle puisque contrairement aux cinq autres existences, ils ne cohabiteront pas avec leur clientèle.
« Parce qu’on a aucun contrôle, vous n’avez pas de contrôle, la ville n’a aucun contrôle et la SQ fera quelques visites et n’iront plus. C’est ça qui nous inquiète », a plaidé un citoyen concerné durant la séance.
Dès le début de la rencontre, le maire de La Malbaie a précisé que le conseil municipal n’entendait pas revenir sur sa position. La Ville tiendra maintenant un registre. Si la majorité des citoyens de la zone projetée pour le développement le signe, un référendum pourrait ensuite avoir lieu. Advenant que le règlement ne passe pas, la limite reviendra à 25 %.
« Nous avons travaillé sur le dossier. Nous avons eu plusieurs discussions. En raison de demandes que nous avons reçues de la part de citoyens, nous avons jugé que le chiffre de sept était raisonnable et que ce n’est pas l’hécatombe actuellement dans le secteur », explique Michel Couturier.
« Vous n’avez pas travaillé pour vos citoyens, je ne vous le pardonnerais jamais », a réagit une citoyenne émotive.
Le promoteur surpris
L’un des promoteurs du projet, Cyril Brouillard, s’est adressé aussi aux gens présents. La réponse a été plutôt négative.
« C’est difficile, on ne s’attendait pas à ça », a-t-il déclaré à la suite de la consultation.
Contrairement à ces citoyens inquiets, les promoteurs, deux familles qui souhaitaient également s’installer dans le secteur, ne voient pas de problèmes à venir.
« Ce sont de très grands terrains, les gens ne vont pas se voir. Je n’ai pas de crainte au niveau de la cohabitation », a martelé l’homme.
L’homme demeure ouvert à l’idée d’installer des caméras de surveillance ou un système de détection du bruit. D’ailleurs, il prétend avoir eu l’intention de construire une résidence familiale en premier lieu dans le secteur.
« L’ironie de la situation, c’est qu’on se retrouve avec une pression d’aller de l’avant avec les résidences touristiques », souligne ce dernier.
*Voyez le reportage complet de Jérôme Gagnon dans la vidéo ci-dessus*