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Travailleurs sylvicoles : des conditions de travail stagnantes

Publié le 23 août 2024 à 20:09, modifié le 23 août 2024 à 20:09

Par: CIMTCHAU

Les conditions de travail difficiles nuisent à la rétention des jeunes travailleurs sylvicoles et n’encourage pas la relève. Un travailleur d’expérience témoigne de ses préoccupations.

Michel Arsenault est employé comme travailleur sylvicole depuis 1987. En presque 40 ans de métier, il estime que les conditions de travail n’ont pas évolué dans son milieu. N’ayant pas accès à un fond de pension il témoigne :

« Je vais avoir 60 ans je ne vous le cacherai pas, avoir eu un fonds de pension je ne travaillerais plus, mais je ne peux pas arrêter parce que je n’en ai pas de fonds de pension faque là je continue de travailler jusqu’à ce que je sois plus capable. Alors faut que t’aime le métier pas à peu près. »

Les compagnies forestières sont aux prises avec de grands problèmes de recrutement et de rétention de la relève. Il implore le ministre de l’Emploi d’agir :

« M. Jean Boulay je suis désolée, mais les chartes des travailleurs forestiers ils sont complètement oubliées si vous voulez faire moindrement quelque chose pour les travailleurs forestiers bien faites des actions qui vont porter fruit qui va aider pis qui va intéresser la relève pour demain. »

Les difficultés de recrutement viennent aussi d’un manque de visibilité des coopératives forestières. Selon Michel Arsenault, son métier est méconnu :« C’est un métier qui devrait être plus valorisé, plus connu c’est mal connu des gens, un travailleur sylvicole vous demandez à une personne c’est quoi ils ne savent pas en c’est quoi un travailleur sylvicole ? ».

Bien que les compagnies forestières transportent leurs employés, les outils de travail, tout comme le matériel de protection, ne sont pas fournis : « J’ai une preuve sur appui, j’ai un papier qui m’a coûté, un papier des choses de travail avec toutes les dépenses actuelles que j’ai eu je suis rendu à un montant de 44 000, de 2001 j’ai commencé en 1987 puis j’ai facilement passé le montant de 60 000 à l’heure actuelle. »

30 % de cette somme est cependant remboursée annuellement en retour d’impôt. Selon l’entrepreneur forestier à qui nous avons parlé, il serait prêt à offrir plus d’avantage sociaux si les impératifs financiers étaient différents. Michel Arsenault insiste sur le fait que le gouvernement devrait agir avant que la main-d’œuvre ne disparaisse complètement.