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Santé mentale: mieux intervenir en Gaspésie

Publié le 22 août 2024 à 17:11, modifié le 22 août 2024 à 17:11

Par: Félix Côté

Le ministre responsable des services sociaux Lionel Carmant a annoncé de nouvelles mesures en santé mentale. Ces initiatives implantées depuis portent déjà fruit selon des intervenants en santé mentale.

« Le changement de culture qu’on veut établir en santé mentale c’est de ramener les services dans la communauté », explique le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant.

Les nouvelles mesures : une équipe d’accompagnement bref dans la communauté, une Unité d’intervention brève en psychiatrie et le traitement intensif à domicile sont complémentaires à ce qui est déjà en place. La distance dans la région est un défi de plus.

« S’il habite à cinq, ou 2 km de l’hôpital et quele CLSC est juste à côté, c’est beaucoup plus facile. S’il habite à 100 km, ça prend tout un réseau pour prendre ne charge cet individu-là », ajoute M. Carmant.

Ce changement de culture en santé mentale et dans les services sociaux est salué par les spécialistes qui peuvent mieux intervenir et accompagner les personnes selon les besoins et de façon plus humaine.

« Tous les services et les programmes qui se mettront à profit au travers du projet en soi donneront un avantage. Et un changement de culture c’est aussi d’arrêter d’aller directement à l’hôpital à chaque fois qu’on a un besoin en santé mentale. Donc là, on va avoir une nouvelle porte d’entrée différente avec les équipes dédiées », précise le directeur général des dépendances et des Services sociaux généraux, du CISSS de la Gaspésie, Sylvain Nadeau.

Implantés depuis peu dans la Baie des Chaleurs, les gestionnaires observent déjà une plus grande efficacité dans l’intervention auprès des patients. Ces initiatives aident aussi les professionnels dans la réalisation de leur travail.

« Nous les équipes viennent nous, les équipes viennent juste de commencer avec ce nouveau programme-là. Les gens sont enthousiastes, très intéressé, il trouve ça innovateur et ils adorent sortir de leur coquille du mode hospitalier par rapport à la santé mentale et soins aigus. Donc c’est une nouveauté, mais les gens apprécient », raconte le gestionnaire des Services sociaux, des dépendances, et de l’itinérances du secteur Baie des Chaleurs, au CISSS de la Gaspésie.

Des ressources ont été ajoutées, mais la difficulté à recruter des professionnels de la santé force le centre intégré de services sociaux à être plus efficient. L’ajout de suivis plus récurrents aide à éviter l’hospitalisation.

« Ça commence à paraître, on voit une différence et un changement d’attitude. De la part des médecins aussi, et des travailleurs. Concrètement on dit qu’on a 3 personnes avec nous. Mais comme le ministre Carmant là dit on a déjà des équipes qui travaille fort dans la communauté », ajoute M. McBrearty.

Selon les personnes à qui nous avons parlé directement sur le terrain, la distance serait encore un réel enjeu. Par ailleurs, les nouvelles mesures ne combleraient pas totalement le manque de centres de crise dans la région.