Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

La Société portuaire demande l’autorisation de draguer au port de Gros-Cacouna dès 2025

Publié le 22 août 2024 à 14:56, modifié le 22 août 2024 à 16:57

Par: CIMTCHAU

La Société portuaire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie a présenté hier, lors d’une séance d’information du BAPE à Cacouna, sa demande au gouvernement du Québec pour un projet de dragage au port de Gros-Cacouna. Ce projet, prévu jusqu’en 2031, consiste à retirer 180 000 mètres carrés de sédiments pour maintenir l’activité du port. Les opérations de dragage se dérouleront en novembre et décembre des années 2025, 2028 et 2031.

Le dragage hydraulique, une méthode similaire à un aspirateur géant, sera priorisé pour réduire les impacts environnementaux par rapport au dragage mécanique, qui nécessiterait davantage de déplacements entre le port et le site de dépôt des sédiments. « De faire la période de dragage où il y a une moins grande fréquentation des bélugas, donc en novembre et en décembre. Et aussi nous aurons des gens qui vont aussi surveiller s’il y a des bélugas pendant qu’on fait du dragage ; si c’est le cas, eh bien les travaux s’arrêtent », explique Anne Dupéré, présidente-directrice générale de la Société portuaire.

Le projet est crucial pour l’économie locale. « La perlite qui est livrée ici au port de Cacouna pour Premier Tech et Berger, ils veulent s’assurer que le navire va être capable de rentrer parce qu’ils ont besoin de cette matière première pour fabriquer leur produit. Donc, c’est pour cela que nous disons : ce qui est chargé et déchargé au port de Cacouna supporte 2000 emplois dans la collectivité », ajoute Anne Dupéré.

Des questions concernant le dossier de la traverse ont été posées. Toutefois, Anne Dupéré précise : « En fait, ce n’est pas notre projet, par rapport au projet de la traverse, c’est un projet du gouvernement du Québec. Donc, ça sera à la Société des traversiers du Québec à faire sa propre étude d’impact, et à présenter le projet. Nous, on n’a aucun contrôle sur ce projet-là. »

La mairesse de Cacouna attend également des réponses sur ce dossier. « On a promis une réponse à l’automne, et l’automne c’est dans un mois. J’espère qu’on aura une réponse. », conclut Suzanne Rhéaume.

Des initiatives sont en cours pour réutiliser les sédiments de manière écologique. Biopterre explore leur utilisation pour fabriquer de la litière pour chats, tandis que l’Université Concordia étudie leur potentiel comme liant pour ciment.