Arbitrage au baseball : le savoir-vivre de retour sur et hors du terrain
Publié le 21 août 2024 à 17:18, modifié le 22 août 2024 à 11:47
Par: Charles Boisvert
La saison de baseball mineur termine bientôt et l’occasion était bonne pour portrayer la situation de l’arbitrage. Les intervenants rencontrés dressent un bilan très positif de cet été 2024. Malgré une pénurie qui sera difficile à régler, plusieurs éléments font du Bas-Saint-Laurent une région exemplaire.
« C’est comme une famille qu’on est au Bas-Saint-Laurent », déclare le responsable du AA et du AAA au Bas-Saint-Laurent, Vincent Michaud.
Une grande famille de baseball qui se respecte. Toutes les histoires d’horreur qu’on entend reliées à l’arbitrage dans d’autres régions ou d’autres sports, le Bas-Saint-Laurent en est épargné.
« Ça n’a pas été le cas dans les dernières saisons je dirais. Chez nous, je ne sais pas si on peut qualifier ça de chanceux », rappelle le président de Baseball Québec Bas-Saint-Laurent, Luc Jobin.
« C’est plus comme à l’époque qu’il y avait beaucoup de chialage auprès de l’arbitrage. C’est rendu beaucoup mieux, mais ce n’est pas parfait », observe Michaud.
La situation dans la région est enviable, même pour les plus grands centres. Par contre, le problème de la pénurie d’officiels persiste, nous a confirmé les associations de Rivière-du-Loup et de Trois-Pistoles.
« Je ne sais pas si on va être capable de régler ça un jour. Quand on arbitre, c’est presque du bénévolat », soutient Jobin.
Les associations confirment également une hausse des inscriptions du côté des arbitres. Le problème de la pénurie se maintient dans le manque de rétention des officiels.
« Le problème n’est pas tant de recruter les arbitres que de les garder. Souvent, on a beaucoup d’arbitres de niveau 1. Mais de là à les amener au niveau 3, à les garder avec nous. Je pense que pour nous c’est ça le principal enjeu », explique celui qui entraîne aussi une équipe 15U AA.
Ce phénomène crée une difficulté pour les appointeurs à trouver des arbitres pour les matchs d’âge 15U et plus et les matchs élites, qui nécessitent des officiels plus expérimentés.
« Dans le AA et AAA, c’est notre gros défi en région en ce moment de continuer à former le plus d’arbitres possible pour pouvoir arbitrer dans ces calibres-là », mentionne Michaud, qui appointe également les officiels au niveau AA dans la région.
Jumelage
Pour assurer une rétention du personnel, plusieurs stratégies sont mises en place. On veut notamment jumeler les jeunes, comme les frères Dubé, à des plus vieux.
« À ma première partie, c’était un marqueur qui était là et qui était plus expérimenté. Il pouvait nous aider sur certaines décisions », raconte Clovis.
Clovis et Baptiste Dubé, de L’Isle-Verte, ont commencé à arbitrer ensemble cet été à Trois-Pistoles.
« C’est sûr que c’est plus motivant d’arbitrer avec mon frère. C’est plus facile entre les manches de discuter de nos erreurs et ce qu’on peut améliorer », relate le plus vieux des deux frères.
« Faut tout le temps que tu fasses quelque chose. Faut tout le temps que tu sois prêt », indique Baptiste.
Tous s’entendent pour dire qu’il faut protéger les officiels. Comme on dit: pas d’arbitre, pas de match!