Crise du logement : La « lumière au bout du tunnel » à Gaspé
Publié le 19 août 2024 à 16:25, modifié le 19 août 2024 à 16:28
Par: CIMTCHAU
Le Cégep de la Gaspésie et des Îles a pu proposer un logement à tous les étudiants qui en ont fait la demande. L’année scolaire débute dans de meilleures conditions que l’année dernière. Mais quand est-il de la disponibilité des logements à Gaspé ?
Cette année, le Cégep de la Gaspésie et des Îles a pu répondre aux demandes de logements de ses étudiants. Les mesures de rénovations des résidences ou encore d’appel aux particuliers ont permis de développer des ententes efficaces.
« Les dernières années, à l’aube de la rentrée, je recevais des demandes, avez-vous des cues pour des logements, etc. Cette année, à ma connaissance, on n’a reçu aucune demande dans ce sens-là. Donc en soi c’est une bonne nouvelle, si les étudiants ont trouvé un endroit où demeurer. », indique Daniel Côté, le maire de Gaspé.
La crise du logement perdure dans la municipalité, mais on peut sentir un vent de changement.
« Ces dernières années, on a mis effectivement des mesures en place pour stimuler la construction de logements. On en a parlé sur toutes les tribunes à la grandeur du Québec. Il y a des investisseurs qui ont commencé à s’intéresser au marché et il y a du logement qui lève actuellement, on en voit derrière nous ! », mentionne le maire.
En moyenne, de 80 à 100 unités de logement ont été construites dans les quatre dernières années à Gaspé. Autrefois à 0,0%, le taux d’inoccupation est maintenant passé à 1%.
STEVE FOURNIER
« On voit une certaine lumière au bout du tunnel. Dans certaines régions, c’est loin d’être le cas et ils sont en train de mobiliser leur municipalité. Nous, notre municipalité, notre MRC, les différentes villes du territoire sont déjà mobilisées sur l’enjeu du logement. Ce qui nous aide grandement pour le futur. », explique Steve Fournier, directeur général au Carrefour Jeunesse Emploi de la Côte-de-Gaspé.
La situation semble donc mieux se porter que l’année dernière même s’il reste encore du chemin à faire.
« Faut quand même être réaliste, ce n’est pas un dossier facile, c’est un dossier qui est épineux étant donné le manque de logement actuel. On aimerait davantage accueillir de monde, mais parfois ce n’est pas possible à cause du logement. », ajoute Steve Fournier.
Selon le maire, il manquerait encore de 300 à 400 logements en ville pour répondre aux besoins des aînés, des familles et des travailleurs.