Madawaska-Restigouche : René Arseneault ne se représentera pas
Publié le 19 août 2024 à 15:32, modifié le 19 août 2024 à 15:32
Par: Louis-Philippe Morin
Après presque 10 ans au service de sa communauté, René Arseneault tirera sa révérence aux prochaines élections. Le député de Madawaska-Restigouche explique qu’il veut tendre le flambeau et passer plus de temps avec ses proches.
« Il y a des gens qui vivent pour ça, et c’est bien pour eux… Moi, pour moi, c’était bien… Mais ça fera 10 ans à la prochaine élection. Je pense que j’ai donné. Je pense que c’est le temps de passer le flambeau à quelqu’un de bien mieux mieux que moi. », lance René Arseneault, député de Madawaska-Restigouche.
Après avoir passé la dernière décennie sur la Colline parlementaire à Ottawa, René Arseneault reviendra officiellement à la maison au déclenchement des prochaines élections. Le politicien a fait le calcul que le temps était venu de se rapprocher des siens.
« Quand le poids de ces sacrifices-là commence à devenir aussi lourd négativement que le poids positif d’être un député fédéral, c’est là qu’il faut, je pense, réfléchir à son avenir. », philosophe le politicien.
Le député libéral de 58 ans avait amorcé sa réflexion à l’hiver dernier et avait même annoncé sa décision à ses partisans en mai, lors de la convention annuelle de sa circonscription… Selon lui, cette décision n’a rien à voir avec la descente des libéraux dans les sondages.
« Est-ce que l’appétit un peu moins grand envers le premier ministre a fait pencher la balance? Absolument pas! Parce qu’avant même la tourmente de ce printemps, de juin jusqu’à juillet… Est-ce qu’il s’en va? Est-ce qu’il ne s’en va pas? Avec la pression des membres… J’avais déjà annoncé de façon officielle, par les canaux, que je ne me représenterais pas. », affirme monsieur Arseneault.
Si René Arseneault part avec le sentiment du devoir accompli, il a quand même une légère amertume. Son projet de Loi pour l’abolition du serment d’allégeance envers le roi a été défait en chambre… et renié par des gens de son parti.
« Mais, que mon premier ministre, et, et que le cabinet des ministres n’ait pas appuyé, je ne vous cacherai pas que j’ai été vraiment déçu et je le serai éternellement. C’était tellement facile, c’était tellement honorable comme projet de loi. », déplore l’homme.
Au cours des derniers mois de son mandat, René Arseneault n’entend pas chômer. Il veut, entre autres, faire débloquer le dossier de Globex… un possible tremplin pour les petites et les moyennes entreprises de l’Atlantique afin de leur donner accès aux marchés internationaux. L’homme veut partir sur une bonne note.
« Ma mère disait toujours, quand on était jeune, « faites de votre mieux ». (…) C’était sa phrase type, avec un trois petits points, suivi de « ne nous faites pas honte ». (…) J’espère que j’ai été le député qui n’aura pas fait honte aux gens du Madawaska-Restigouche. », termine monsieur Arseneault, émotif.