Ancien champ de tir de Tracadie : interdiction de bloquer les travaux par les opposants
Publié le 14 août 2024 à 17:03, modifié le 15 août 2024 à 12:30
Par: Alex Delcourt
Un juge a tranché en faveur du gouvernement du Nouveau-Brunswick dans le dossier du développement de bleuetières sur l’ancien champ de tir de Tracadie. Une injonction interdit formellement les opposants au projet à bloquer les travaux.
Une demande d’injonction avait été demandée par la province à la fin du mois de juillet. La décision a été prise par les tribunaux : les opposants ne peuvent plus déranger les travaux sur l’ancien champ de tirs de Tracadie. Une décision qui désole l’un des dirigeants de l’opposition.
« Je suis déçu du jugement, de la décision du juge Doucet. Parce que nous autres, on a toujours suivi la loi. On a toujours manifesté. C’est notre droit. On manifeste en suivant la loi, en coopérant avec la GRC. On a toujours encouragé les gens de manifester pacifiquement. » – Serge Brideau, l’un des leaders du mouvement d’opposition et candidat du parti Vert au provincial dans Tracadie
Selon Serge Brideau, la situation n’a aucun sens. À quelques centaines de mètres de l’entrée du champ de tir sur le chemin Holmes, un pont démoli tarde à se faire reconstruire. Il critique les priorités de la province, jugeant qu’il mette davantage d’énergie sur le sentier au lieu de la reconstruction du pont. Selon lui, le gouvernement fait la sourde oreille dans ce dossier.
« On sait qu’il n’y a pas d’accessibilité sociale. Quand on sait qu’il y a presque 8 000 personnes qui ont signé sur une pétition. (…) Le gouvernement au lieu de venir faire des consultations publiques et essayer de calmer le jeu et les esprits, il persiste. Il ignore la population. » – Serge Brideau
Malgré tout, il est convaincu de ne pas faire cette bataille pour rien.
« Nous, on est là pour protéger les rivières, protéger les forêts pour les générations futures. C’est ça, notre intention à la base. On aimerait faire un centre plein air écoresponsable et créer de l’économie qui aurait un moins gros impact sur l’environnement. Ça, c’est phase deux. Phase un, c’est que les machines rentrent. » – Serge Brideau
Malgré cette douche froide, Serge Brideau insiste sur le fait que les manifestations auront toujours lieu dans un environnement pacifique. Le ministère de la Justice n’a quant à lui pas voulu émettre de commentaire.