Projet de mine de pouzzolane à Dalhousie… des inquiétudes de l’autre côté de la Baie-des-Chaleurs
Publié le 8 août 2024 à 16:29, modifié le 8 août 2024 à 16:29
Par: Louis-Philippe Morin
Le projet de mine de pouzzolane à Dalhousie inquiète des résidents de l’autre côté de la baie, à Nouvelle. Un groupe citoyen affirme être concerné par le bruit et la poussière qui pourraient en émaner. Des citoyens de Miguasha craignent que la quiétude de leur secteur soit dérangée. Ces résidents estiment qu’un tel projet nuirait à la beauté et la sérénité des lieux. Ils n’entendent pas en rester là et veulent des réponses à leurs nombreuses questions.
La tranquillité des résidents de Miguasha pourrait être dérangée si le projet de mine de pouzzolane à Dalhousie, de l’autre côté de la Baie-des-Chaleurs, va de l’avant.
« Ça a un potentiel de compromettre le développement récréotouristique, ici à Nouvelle… Qui est quand même une voix qu’on essaie, comme population, d’emprunter », lance Pascal Bergeron, porte-parole du groupe Environnement vert plus.
La crainte? Du dynamitage, de la poussière de forage, une circulation maritime augmentée sur la baie… une écoanxiété prise au sérieux par les gestionnaires du projet qui disent prendre en compte tout ce qui est avancé comme arguments.
« On les entend. On regarde s’ils sont fondés sur la base du projet qu’on pense faire. Certaines vont influencer, naturellement, la conception du projet… Alors que d’autres ne sont pas tellement justifiés », nous dit Réjean Cormier, président de Carboniq.
Ceux qui mènent le projet confirment que le volet communication a été mal géré et qu’ils feront mieux à l’avenir. En attendant, ils martèlent que la carrière où la mine s’installera est en activité depuis plus de 85 ans.
« On dit qu’on arrive avec un projet qui va constituer, possiblement, un risque pour l’environnement ou la tranquillité… Mais ce n’est pas le cas. C’est déjà une opération qui existe », poursuit monsieur Cormier.
Politiquement, le plan suit son cours. Bien qu’on sente une difficile adhésion sociale à l’idée de forer dans la montagne qui entoure Dalhousie, les élus estiment qu’il faut aller de l’avant.
« Les médias sociaux sont embarqués sur une tornade… Ça va polluer la région… Ça va détruire la région… Ils n’ont pas écouté la vérité, et toute la vérité… Ils ne veulent pas entendre la vérité, c’est ça qui est décevant. », soupire le maire de Belle-Baie, Normand Pelletier.
Pour la suite des choses, une rencontre du conseil de ville doit se tenir lundi. Des citoyens croisés au cours de la journée affirment qu’ils viendront manifester leur mécontement… même chose pour le comité citoyen qui s’organise à Miguasha et dont certains membres seront de cette réunion.
« C’est ce qu’on constate, c’est que tout est en train de se faire par en arrière et c’est la même histoire que la cimenterie de Port-Daniel qui se répète et on ne veut pas ça ici », termine monsieur Bergeron.