Un an après l’incendie chez Exploitation Jaffa, les cicatrices disparaissent lentement
Publié le 6 août 2024 à 16:03, modifié le 6 août 2024 à 16:03
Par: Louis-Philippe Morin
Un an après l’important incendie aux installations des entreprises Jaffa, à Saint Alphonse, la fumée s’estompe finalement au-dessus de la municipalité. Les gestionnaires de l’entreprise et les autorités municipales souhaitent effacer se triste souvenir et passer à autre chose. Tous les souvenirs de ce triste événement sont désormais effacés. La dette de la ville envers les services incendie des autres municipalités est réglée et l’entreprise Jaffa tente de rebâtir sa notoriété.
Un an après le terrible incendie sur le site de l’entreprise Exploitation Jaffa, les rues de Saint-Alphonse ont retrouvé leur tranquillité. Le 3 août 2023, le brasier défrayait les manchettes partout au Québec.
Même si les cicatrices du brasier ont été effacées, il reste encore des souvenirs douloureux. D’un côté, la municipalité a dû se plier en quatre pour effacer la dette des services incendie qui s’élevait à 207 mille dollars…
« C’était vraiment une situation inattendue pour nous. Ça a coûté de l’argent à la municipalité… Au-dessus de 207 mille dollars. Nos projets, qu’on avait envisagés, faire notre centre sportif… On a dû le mettre de côté. Mais on travaille toujours là-dessus. Là, on essaie de trouver des sous pour renflouer nos coffres. », affirme Josiane Appleby, mairesse de Saint-Alphonse.
De l’autre côté, le drame a coûté cher à l’entreprise Jaffa qui était sur le point de recevoir une subvention de 1,5 million de dollars de Recyc-Québec, pour un projet innovant dans le recyclage des matières résiduelles de la construction.
« Ce que je retire, surtout, c’est la perte d’acceptabilité sociale qu’on a eue durant ce moment-là. », se désole la directrice générale d’Exploitation Jaffa, Magalie Pouliot.
Si l’entreprise et la municipalité ont subi des écueils, on veut pouvoir passer à autre chose et se tourner, résolument, vers l’avenir… même si les relations entre les deux entités sont encore un peu froides.
« On se relève, on se relève. Là, on vient tout juste de fêter notre 150e la semaine dernière. Ça a bien été. Les gens étaient… Ils fêtaient et tout ça. Oui, il faut mettre ça de côté et avancer. », assure la mairesse.
« On ne s’est pas parlé, mais je vois vraiment que les relations sont vraiment meilleures comme telles. C’est sûr qu’il n’y a personne qui veut subir, dans le fond, un incendie comme nous, on a subi. Ce n’était pas notre intention d’avoir une charge, dans le fond qui soit remis auprès des contribuables. », poursuit la directrice générale chez Jaffa.
Afin de prévenir d’autres drames de ce genre dans le futur, la municipalité et l’entreprise travaillent tout de même main dans la main.
« On a appris de tout ça, Je pense que la municipalité aussi. On a changé notre façon d’entreposer nos matières. Le risque reste présent. Malheureusement, dans ce genre d’activité qu’on a c’est le plus grand risque qu’on a. », ajoute madame Pouliot.
« Avec le directeur… Notre nouveau directeur des incendies, on a vraiment travaillé avec un plan. Nicolas Lafrance, qui est notre directeur a été travaillé avec Magalie… Justement, chez Exploitation Jaffa, pour trouver un moyen, vraiment une sécurité pour ne pas que ça se reproduise. », termine madame Appleby.
Tous espèrent que la date du 3 août 2023 ne fera pas partie des livres d’histoire et que cet incendie ne sera plus qu’un vague souvenir qui part en fumée.