Piscine du Cégep de La Pocatière : les citoyens comptent se faire entendre
Publié le 29 juillet 2024 à 17:09, modifié le 29 juillet 2024 à 17:09
Par: Coralie Morency
Des élus, mais aussi des citoyens ont décidé de se mobiliser pour sauver la piscine du Cégep de La Pocatière. Depuis près de deux semaines, un comité travaille pour empêcher une fermeture définitive.
La piscine du Cégep de La Pocatière rappelle de bons souvenirs au comité citoyen, qui s’attriste de la voir vide, depuis mai 2023. Les membres sont optimistes, mais somment Québec d’agir. « On clame haut et fort qu’on ne peut pas se passer d’une piscine entre Montmagny et Rivière-du-Loup, je pense qu’on les a élus, on a voté pour eux, ils se doivent de faire ce qu’il faut pour répondre à nos attentes », estime Julye Letarte, membre du comité citoyen.
Après le refus du gouvernement de financer les 5 millions de dollars nécessaires pour la réalisation des travaux, une page Facebook a été créée. Elle compte maintenant plus de 2 000 abonnés mobilisés plus que jamais. « Il n’y a absolument rien de farfelu dans cette dépense-là et on nous a vraiment confirmé que 11,9 millions c’était vraiment dans la moyenne basse des coûts relatifs à la réfection d’une telle piscine », explique une autre citoyenne impliquée, Joannie Boilard.
Les membres du comité rappellent l’importance d’une piscine comme celle-ci pour la communauté, que ce soit pour apprendre à nager, pour réaliser des cours de sauveteurs ou pour s’amuser simplement. « Quand tu as 10-12 ans, tu t’en souviens de ça et quand tu deviens parent tu t’en souviens, quand tu as ta piscine hors terre, tu surveilles tes enfants et tu as dans la tête la sécurité aquatique que tu as apprise à la piscine ici. C’est beaucoup plus large que juste notre piscine et le manque ici », affirme l’enseignante retraitée en éducation physique au cégep de La Pocatière, Francine Lamarre.
« C’est mon cœur de maman qui a d’abord parlé et j’ai aussi une garderie à la maison, j’ai des enfants tous les jours qui fréquentent les bassins d’eau et on sait qu’une noyade, c’est une noyade de trop. Ici au Québec on est entouré d’eau, des lacs, le fleuve, des piscines… », s’inquiète l’initiatrice du comité citoyen, Katie Lizotte.
Des rencontres sont prévues avec les élus dans les prochaines semaines. Ces citoyennes espèrent en ressortir avec de bonnes nouvelles. « On est maintenant à l’étape de savoir où se positionne le député et son gouvernement parce que nous on travaille, il y a même des gens qui commencent à nous approcher pour du financement et des trucs comme ça, mais on le sait depuis le départ que 5 millions c’est beaucoup trop pour la population », ajoute Katie Lizotte.
Pour le comité « sauvons notre piscine 2.0», il est hors de question d’abandonner.