Pommes de terres N-B : un système d’irrigation inquiète des citoyens de Grand-Sault
Publié le 10 juin 2024 à 15:48, modifié le 10 juin 2024 à 15:48
Par: Mylene Thomas
Des citoyens de la région de Grand-Sault s’inquiètent de la mise en place d’un projet pilote, qui vise à installer un important système d’irrigation sur une ferme près de chez eux. Ils ont été informés par Pommes de terre Nouveau-Brunswick.
Plusieurs résidents du chemin Gillespie ont été informés qu’un système d’irrigation pourrait voir le jour prochainement. Il s’agirait d’un réservoir de 30 000 mètres cubes qui pomperait l’eau du ruisseau pour permettre de meilleures récoltes de pommes de terre« on nous annonce souvent de ne pas arroser inutilement laver les voitures parce qu’on manque d’eau, mais quand la pomme de terre va manquer d’eau beaucoup de choses vont manquer d’eau. On n’a pas du tout été consulté » raconte Murielle Losier Michaud. « C’est nous autres qui payons pour tout ça ces cochonneries-là on n’en profite pas c’est un homme qui va pomper l’eau le restant du monde il n’en restera plus » « Les années qui sont trempées ce qui vont nous faire c’est acheter des parapluies pour cet homme la mettre sur ces champs de pommes de terre. Il pourrait bien creuser un puits » estime Raymond Michaud.
Ces citoyens craignent notamment l’assèchement du ruisseau et la diminution de la population de poissons « tu ne peux pas marcher dans le ruisseau pour pêcher ou rien si tu veux un bateau tu touches le bateau avec une rame tu ne prends rien» ajoute Raymond Michaud, vivant juste en face de la ferme. « La pollution par le bruit, la vibration pour bouger nos puits sous terrains, c’est des menaces des menaces à l’environnement » s’inquiète son épouse Murielle Losier Michaud. « Nos pompiers se servent de notre ruisseau pour alimenter leur camion en cas d’incendie donc notre préoccupation est de voir est-ce qu’il y a un risque d’assécher le ruisseau et est-ce qu’il y a un risque pour la sécurité publique » déclare Bertrand Beaulieu, maire de Grand-Sault.
Mais ils s’inquiètent aussi pour leur qualité de vie. « On ne pourra pas ouvrir les vitres pour dormir ça va être un tapage » appréhende le résident. « On voit des petites familles venir pêcher puis ça a une valeur pour notre priorité c’est une place où l’on peut se détendre » confie Murielle Losier Michaud.
Une étude sur l’impact environnemental est en cours. « Est-ce que ça va affecter leur eau potable est-ce que ça va affecter le lac qui nourrit de ce ruisseau-là » se questionne Chuck Chiasson, député de Vallée-des-Rivières.
Ces citoyens ont fait part de leurs préoccupations, mais ils n’ont eu aucune réponse pour le moment.« Ils essayent de me faire taire le bec, mais ça ne marchera pas » conclut cette citoyenne.