Simulation d’incendie sur le Traversier Héritage 1 : les pompiers de Trois-Pistoles à l’épreuve
Publié le 16 mai 2024 à 16:10, modifié le 16 mai 2024 à 16:13
Par: CIMTCHAU
TROIS-PISTOLES – Notre équipe était présente ce jeudi lors d’une simulation d’incendie sur le traversier Héritage 1. Les pompiers locaux ont été mis à l’épreuve pour démontrer leur compétence en cas d’urgence.
Jean Philippe Rioux, capitaine du traversier, insiste sur l’importance de ces pratiques : « À chaque exercice sur l’Héritage 1, on tente de changer de lieu, de scénario. Ces pratiques sont importantes non seulement pour tester l’efficacité des protocoles en place, mais également pour s’assurer que tous les membres de l’équipage et les pompiers sont prêts à faire face à n’importe quelle urgence. »
Les simulations révèlent également des défis logistiques significatifs, notamment en termes de disponibilité des ressources. Frédéric Racine, pompier attitré à l’Héritage 1, détaille une contrainte majeure : « Si la marée est basse et que le traversier est amarré au quai, il sera difficile de pomper de l’eau du fleuve. On peut ne pas être en mesure de pomper et d’éteindre l’incendie. Donc nécessairement, on va avoir besoin des pompiers pour arroser à notre place. »
Lors de la simulation, les pompiers ont dû intervenir rapidement pour localiser la source de l’incendie, un exercice qui a confirmé la présence d’un feu sous le pont des véhicules. La découverte de la cause, une guenille enflammée sur un moteur, illustre bien une des situations d’urgence possibles.
L’engagement à la sécurité est renforcé par des entraînements réguliers et hebdomadaires effectués par les employés du traversier, comme l’explique Jean-Philippe Rioux : « Au début de l’année, on les fait tant que moi, je ne suis pas satisfait de mon équipe. On va recommencer et recommencer jusqu’à ce que je sois satisfait, et que mon équipe soit capable de répondre à un incendie. »
Toutefois, les simulations avec les pompiers du service incendie de la ville sont conçues pour être aussi réalistes que possible, permettant aux équipes de se préparer efficacement pour le futur. Frédéric Racine ajoute avec humour, « On souhaite des exercices d’urgence en masse, mais aucune vraie urgence ! »