Émanation de la charbonnerie à Saint-Mathieu-de-Rioux : renforcement de la surveillance par le ministère de l’Environnement
Publié le 10 mai 2024 à 15:57, modifié le 10 mai 2024 à 16:43
Par: CIMTCHAU
Pour répondre aux inquiétudes grandissantes des citoyens de Saint-Mathieu-de-Rioux, le ministère de l’Environnement a récemment renforcé sa surveillance des émissions odorantes provenant de l’usine Charbon de bois franc Basques. Une réunion s’est tenue hier soir pour examiner les actions entreprises et avertir des moyens par lesquels les citoyens peuvent s’impliquer.
Mylène Delorme, la directrice régionale du Contrôle environnemental, a expliqué l’importance de la collaboration des résidents dans le processus de documentation des odeurs. « C’est sûr que l’on comprend, les gens sont impactés par ça, et c’est ça qu’on documente. Ce soir, c’est un peu pour leur expliquer ce qui s’en vient et aussi leur collaboration, car les fiches d’odeurs qu’ils doivent compléter viennent vraiment mettre du poids dans le dossier », a-t-elle déclaré.
En réponse à une augmentation notable des plaintes depuis 2022, le ministère a installé sept nouvelles stations de mesure de la qualité de l’air autour de l’usine, dont cinq à proximité immédiate. Ces stations, ainsi que des visites tri-hebdomadaires des employés du ministère, permettent une collecte régulière de données essentielles pour une analyse approfondie des impacts environnementaux.
Émilie Rousseau, une résidente locale, a exprimé sa satisfaction quant aux actions du ministère : « C’était une belle rencontre. On voit que le ministère de l’Environnement a vraiment entendu ce qu’on leur demandait depuis longtemps; qu’il fasse des recherches sur la qualité de l’air. Il y a des capteurs qui ont été posés et puis ils vont pouvoir nous donner des indices. »
Le maire Roger Martin a souligné l’importance de préserver la santé publique tout en maintenant la viabilité de l’usine. « Préserver la santé publique, que les citoyens aient un air qui est respirable, et aussi que l’usine se conforme aux normes environnementales de 2024 et pour l’avenir », a-t-il affirmé suite à la réunion.
Afin de faciliter une analyse encore plus approfondie, des fiches d’odeur resteront à la disposition des résidents. Mylène Delorme a affirmé la détermination du ministère : « Nous n’hésiterons pas à prendre des recours s’il n’y a pas eu de retour à la conformité, ça c’est certain. »