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Érosion côtière : des résidents de la rue des Tournepierres s’en vont…

Publié le 21 mars 2024 à 14:33, modifié le 21 mars 2024 à 14:33

Par: Louis-Philippe Morin

Les résidents de la rue des Tournepierres, à Maria, ont été rencontrés par la sécurité publique, mercredi. Le but de cette assemblée était d’expliquer aux résidents menacés par l’érosion côtière, leurs options s’ils optent pour une relocalisation.

Miné par l’érosion côtière, l’avancée des eaux et les phénomènes météo qui se multiplient, le portrait urbain de la rue des Tournepierres, à Maria, changera considérablement dans les prochaines années.

« On n’a pas le goût de se battre contre la nature. On n’arrivera pas à contrer ça. », soupire Marcel Breton, un résident de la rue des Tournepierres dont la maison est menacée de submersion marine.

Résident de la rue des Tournepierres depuis presque 10 ans, Marcel Breton se rend à l’évidence… Il va quitter. Sa décision, longuement mûrie, est accélérée par une entente avec le ministère de la Sécurité publique qui prend, ces jours-ci, des ententes avec les citoyens en situation de menace de submersion imminente…

« Ils sont quand même à l’écoute de nos points au niveau des demandes et tout ça, on voit que c’est très positif. Le ministère font leur job (…) Nous, on va quitter. On a déjà de quoi de prévu. On est en démarche avec le ministère. On va suivre le courant… ou la vague. », affirme l’homme.

Les changements climatiques frappent fort sur la rue des Tournepierres. Les tempêtes se sont multipliées entre novembre et janvier derniers. Non seulement les effets secondaires se font sentir sur le système d’égout… mais provoque aussi stress et anxiété.

« Avant de bâtir une maison sur le bord de la mer, pensez-y deux fois. C’est beau… Quand c’est beau, la mer est calme : on est content, c’est beau, avec un petit café. Mais, regarde aujourd’hui, dehors, ce n’est pas beau. », philosophe le résident de la rue des Tournepierres.

Enrochement, palplanches, murets ou même bois de mer… Les résidents de la rue des Tournepierres ont tout essayé pour vaincre l’érosion côtière… Mais en vain. Ils doivent se rendre à l’évidence et certains devront déménager.

« C’est comme un coup de couteau dans le cœur. Parce que… avec la vue qu’on a et tout ça… On aura plus ça. Mais, c’est un bien pour un mal. On va rester à Maria quand même. La mer n’est jamais très loin. », s’émeut monsieur Breton.

Et justement, à la municipalité de Maria, on est plutôt discret sur tout le processus entamé par le ministère de la Sécurité publique. Les détails exacts des montants et de ce qui adviendra des maisons abandonnées seront connus plus tard.

« Il y a certains autres secteurs qui pourraient être visés, mais, actuellement, ces détails-là appartiennent à la Sécurité civile. », affirme le maire de Maria, Jean-Claude Landry.

Au cours des prochains mois, les élus de Maria entreprendront une vaste étude pour trouver des solutions qui préviendront, espère-t-on, l’érosion côtière qui, jusqu’à maintenant, semble avoir le dessus sur la persévérance des résidents côtiers.