Travaux de rénovation du pont D’Amours à Rivière-du-Loup : colère d’un propriétaire face à une expropriation
Publié le 8 mars 2024 à 16:03, modifié le 8 mars 2024 à 18:04
Par: CIMTCHAU
Le Pont d’Amour à Rivière-du-Loup montre des signes évidents de vieillissement, fréquenté quotidiennement par une foule d’automobilistes. Pour y remédier, le ministère des Transports du Québec prévoit sa rénovation, avec la construction d’un pont temporaire pour permettre les travaux.
Cependant, cette décision est loin de faire l’unanimité, notamment chez Simon Lavoie, un propriétaire impacté par un avis d’expropriation, car le pont temporaire débouchera sur le terrain de son immeuble.
« Nous avons reçu un avis du ministère des Transports nous informant qu’ils utiliseraient l’intégralité de notre cour et de notre nouveau stationnement que nous avons récemment aménagé », confie-t-il.
La proposition de compensation du ministère ne semble pas satisfaire Lavoie, qui devrait recevoir 10 000$ sur 5 ans pour l’obtention du terrain. Simon Lavoie qualifie ce geste de ridicule, lui qui a refait l’asphaltage du stationnement pour 15 000$. Quant aux locataires, ils ne recevront que 100$ chacun.
Selon Simon Lavoie, le ministère propose d’offrir des espaces de stationnement sur la rue Témiscouata. L’initiative laisse le propriétaire et ses locataires septiques étant donné les espaces de stationnement de la rue déjà saturés.
Face à ces préoccupations, Lavoie demande des garanties et une protection pour lui-même et ses locataires. « Qu’il change de projet, qu’il le déplace ailleurs et qu’ils entreprennent d’autres démarches pour nous dédommager entièrement, ou du moins pour nous protéger. Mais pour l’instant, nous ne bénéficions d’aucune protection », insiste-t-il.Malgré les tensions, le ministère des Transports maintient que ces travaux sont nécessaires pour la ville de Rivière-du-Loup. « L’installation d’une structure temporaire permettra d’éviter d’importants détours et la fermeture du seul et unique lien entre ces deux secteurs névralgiques de la ville », affirme Jean-Philippe Langlais, conseiller en communication du ministère.
Avec la date des travaux prévue pour avril 2025, le propriétaire espère faire entendre sa cause auprès des hautes instances du ministère des Transports du Québec.