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Terrible incendie du 23 janvier 2014 : tous les yeux tournés vers L’Isle-Verte

Publié le 18 janvier 2024 à 17:38, modifié le 18 janvier 2024 à 17:40

Par: Catherine Pellerin

Le tragique incendie à la Résidence du Havre a provoqué un véritable tourbillon médiatique.  Le drame a eu des échos partout au Québec, et aussi à l’extérieur de la province. Pendant des jours, tous les yeux ont été tournés vers L’Isle-Verte.

 

 

Des médias venus de partout sont débarqués dans la municipalité, qui comptait alors environ 1 400 habitants.

« C’est sûr que, quand on entre en politique municipale, on ne s’attend jamais à gérer les crises ou un événement d’une aussi grande ampleur », affirme Ginette Caron, la mairesse de L’Isle-Verte qui était alors mairesse suppléante.

Le caméraman de CIMT-TVA, Danny Lorrain, est arrivé sur les lieux quelques minutes après les services d’urgence. Il s’était dirigé sur place en croyant qu’il s’agissait d’une simple alarme incendie.

« En quittant l’autoroute 20, on voyait ça au loin. Je me disais que c’était probablement des camions incendie. Le ciel était orange. Mais plus que j’avançais, plus que je me rendais compte que c’était une énorme boule de feu », relate-t-il.

« Tu te sens seul au monde. Heureusement, j’avais un collègue photographe qui était avec moi. Ce sont des images qu’on n’oubliera jamais. »

Ces images l’ont hanté longtemps.

« Aujourd’hui, c’est correct. Ça prenait ce genre d’images pour documenter cet incendie, pour que les choses puissent changer à partir de ça. Je pense que c’est ce qui est arrivé. C’est mon baume après 10 ans, malgré la douleur d’avoir pris ces images-là pour moi et pour les autres, que les choses se sont améliorées », explique Danny Lorrain.

Un drame qui a marqué également la carrière du journaliste Jasmin Dumas, qui avait alors 23 ans. Il a compris l’ampleur de la catastrophe lorsqu’il s’est rendu cette nuit-là à l’école primaire, où les personnes évacuées s’étaient réfugiées.

« Quand j’ai fait le décompte, c’est là que le choc est survenu. C’était épouvantable le nombre de personnes qui manquaient à l’appel. »

Le restaurant Le Barillet, qui a aujourd’hui de nouveaux propriétaires, a été un lieu névralgique pour les médias. Une salle à l’intérieur avait été transformée en véritable quartier général.

« Tout le monde était au Barillet, tout le monde s’y tenait et tout le monde s’y réchauffait, parce que c’était tellement froid cette semaine-là. Ça m’a marqué », raconte Jasmin Dumas.

Le moment où les médias ont eu accès à la zone rouge a été aussi frappant.

« C’était vraiment impressionnant de voir les policiers à l’œuvre dans un froid glacial », affirme le journaliste, qui travaille aujourd’hui à TVA Sherbrooke.

Il aura fallu presque une semaine avant que les nombreuses équipes quittent et qu’un semblant de calme revienne dans la municipalité.