« Ça vient aussi avec des prises de décision parfois qui ne font pas l’unanimité » – Amélie Dionne
Publié le 8 décembre 2023 à 08:38, modifié le 8 décembre 2023 à 08:39
Par: Catherine Pellerin
En poste depuis plus d’un an, la députée de Rivière-du-Loup-Témiscouata doit jongler avec certains dossiers qui divisent. Notre équipe a fait le point avec Amélie Dionne sur quelques-uns, prioritaires pour la circonscription de Rivière-du-Loup-Témiscouata.
« C’est important pour moi de faire avancer les dossiers. Je me suis engagée dans des priorités et les gens m’ont élue pour ça, donc pour moi, c’est important et le gros travail pour moi se fait à Québec ici », lance-t-elle.
« C’est une énorme responsabilité, ça vient aussi avec des prises de décision parfois qui ne font pas l’unanimité. Mais quand je me couche le soir, et je me dis que j’ai tout fait pour les gens de ma circonscription, je peux dormir sur mes deux oreilles »
Parmi les dossiers qui provoquent des remous : ceux de la traverse de Rivière-du-Loup/Saint-Siméon et du prolongement de l’autoroute 20.
« On ne peut pas faire de l’unanimité, mais c’est certain que je prends position pour la majorité. Sauf que j’aimerais aussi que le dialogue se fasse de façon plus structurée, d’où l’importance d’avoir mis en place des comités »
La députée assure que la sécurité de la route 132 est constamment améliorée, mais qu’il faut aller plus loin.
« On parle de sécurité, mais on parle aussi de développement, d’avoir une autoroute qui va nous permettre de continuer à se développer dans l’Est-du-Québec. On parle d’augmentation de touristes et d’augmentation de marchandises, les éoliennes s’en viennent »
Concernant l’usine de biométhanisation de la SEMER, elle affirme que les partenariats d’affaires se concrétisent.
« La gouvernance, comment tout ça va s’opérer, c’est important de travailler sur cet aspect-là. Quand le plan sera fixé, on pourra faire de belles annonces ».
Améliorer les soins de santé de proximité est aussi un cheval de bataille.
« Il y a un comité qui a été créé pour la Coop santé de Saint-Hubert. Il y a la situation des urgences aussi, un autre comité de suivi a été créé avec les acteurs du milieu ».
Sans oublier bien sûr la lutte à la moule zébrée, Amélie Dionne travaille sur plusieurs projets sur le plan touristique, comme faire du Bas-Saint-Laurent une destination vélo.
Autre priorité : terminer l’aménagement du Parc national du Lac-Témiscouata. Le comité avec les élus a d’ailleurs été relancé, pour effectuer la phase 2 du développement de ce territoire, créé le 18 novembre 2009.
« On veut vraiment créer une espèce de pôle touristique au Témiscouata, et le Parc national en fait partie », assure Amélie Dionne.
La région réclame depuis des années des investissements de plusieurs millions de dollars, qui avaient déjà été prévus initialement. Lundi, le 11 décembre prochain, une annonce de Québec est d’ailleurs prévue au sujet de l’accessibilité du parc national du Lac-Témiscouata et des activités qui y seront offertes.