Panorama des régions: des données statistiques positives pour la Gaspésie et les Îles
Publié le 2 novembre 2023 à 16:34, modifié le 3 novembre 2023 à 10:50
Par: CIMTCHAU
La Gaspésie et les Îles ressortent du lot en matière de revenu et d’accès à la propriété. L’Institut de la statistique du Québec a publié un rapport qui compare l’ensemble des régions du Québec, intitulé Panorama des régions.
Les données recensées dans ce Panorama des régions sont positives pour la Gaspésie. En matière de logement, c’est l’une des régions où il est le plus facile d’acheter une propriété. C’est ici que le taux d’inabordabilité, c’est-à-dire le nombre de personnes consacrant plus de 30 % de leur revenu aux frais d’habitation, est parmi le plus faible au Québec. Le taux de propriété est aussi une donnée où la Gaspésie est en tête de liste.
« La Gaspésie se démarque parce que c’est la région où le taux de propriété, c’est-à-dire la part de la population des ménages qui sont propriétaires de logements, est le plus élevée. C’est en Gaspésie », explique la coordonnatrice du Panorama des régions, Marie-Hélène Provençale.
« Moi, je sens une tendance, une migration de certaines régions vers la Gaspésie étant donné que l’abordabilité de maisons est plus accessible », affirme le courtier immobilier, Jonathan Leclerc.
Bien que la Gaspésie soit la région avec le plus haut taux de personnes sans diplôme, elle enregistre aussi la plus forte baisse de non-diplômés.
Les communautés maritimes des Îles-de-la-Madeleine se distinguent en ce qui concerne le revenu disponible par habitant. Celui-ci représente les fonds qu’ont les particuliers pour la consommation de biens et services ainsi que pour l’épargne. Il s’agit de la seule MRC de la région de la Gaspésie et des Îles où le revenu disponible dépasse la moyenne provinciale.
« Non seulement il est relativement élevé, mais en plus c’est la MRC où le revenu disponible augmente le plus avec une augmentation de 9,1 % pour 2021 par rapport à 2020», explique Mme Provençale.
On observe un contraste significatif entre le revenu disponible par habitant des Îles-de-la-Madeleine et celui, par exemple, de la MRC de la Haute-Gaspésie, qui figure parmi les plus bas au Québec.