Famille d’accueil : Anne s’occupe de lui depuis 27 ans
Publié le 5 septembre 2023 à 17:16, modifié le 5 septembre 2023 à 17:27
Par: CIMTCHAU
« Les neurologues, les médecins avaient dit qu’il ne se rendrait pas à l’âge de 15 ans. » raconte Anne Smith, une famille d’accueil.
Lorsque Anne a décidé d’être une famille d’accueil, elle venait de perdre son mari. Sa rencontre avec un jeune de huit ans qu’elle considère aujourd’hui comme son fils, a été un pansement sur son cœur. Pour ce jeune autiste aujourd’hui âgé de 35 ans, c’était la chance de jours meilleurs, lui qui était considéré comme un cas lourd.
« C’est eux qui n’ont pas de foyer d’habitude. Les gens prennent tous des cas légers, ça fait que ceux-là qui ont vraiment un grand besoin sont souvent négligés. Ça fait que oui j’aime plus aider ceux-là. » souligne Anne Smith.
« Elle travaille fort. Elle travaille 24h/jour 7jr par semaine. Elle ne prend jamais congé et on l’aime beaucoup. Il fait partie de notre famille. Elle prend du plaisir à cela. C’est une personne généreuse de toute façon. » témoigne Peter Gamble, le mari de Anne.
Pour Anne, sa plus grande difficulté, a été de trouver du temps libre. Au fil des ans, elle a consulté des intervenants, acquis des connaissances et peaufiné une routine qui lui permettent de faire face à la déficience intellectuelle, à la santé mentale et autres accommodations utile à l’épanouissement à de sa famille.
« Ils vont recevoir l’information vraiment reliée à la personne qu’ils hébergent, aux services qu’ils ont à lui rendre. » dit Diane Gasse, coordonnatrice de Ressources intermédiaires (RI) et ressources de type familiale (RTF)CISSS de la Gaspésie
« Je l’implique dans les choses que je fais, comme ça, ça le garde occupé en même temps puis ça le valorise. Il sent qu’il fait quelque chose. Il aime ça. » raconte Anne Smith.
Selon le CISSS, on récence environ 230 ressources de types familiales en Gaspésie et aux Îles-de-la Madeleine. 90 d’entre elles accueillent des adultes, ce qui n’est pas énorme compte tenu du territoire.
« On a des usagers qui sont avec des besoins très spécifiques, donc c’est un défi. Parfois les gens vont décider de ne pas poursuivre. On a vraiment besoin de famille d’accueil. » explique Diane Gasse.
Pour tenter de palier à ce manque, le CISSS organise, en septembre, des séances d’information pour recruter de nouvelles familles d’accueil pour les adultes, mais aussi pour les jeunes.