Ruptures de services au Bas-Saint-Laurent: Les élus demandent au ministre de la Santé d’agir
Publié le 7 juillet 2023 à 17:07, modifié le 7 juillet 2023 à 17:07
Par: CIMTCHAU
Les élus municipaux du Bas-Saint-Laurent se disent inquiets des ruptures de service en santé. Ils interpellent le ministre Christian Dubé. Les découvertures en obstétrique à Notre-Dame-du-Lac et l’avenir de l’urgence à Pohénégamook préoccupent notamment.
« Quand on sait que les femmes qui doivent procéder pour des accouchements doivent faire une heure de route, ce n’est pas l’idéal », a commenté Michel Lagacé, président de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL).
Ce n’est effectivement vraiment pas l’idéal… Ces ruptures de services préoccupent la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent. C’est pourquoi elle discute activement avec le ministère de la Santé afin de trouver des solutions dans sa réforme.
« Ce qui est demandé, c’est de la latitude. Les ressources supplémentaires, ça, c’est à l’évidence, mais on se rend bien compte que les ressources ne sont pas là, ne sont pas suffisamment là. C’est ce qu’on voit. Les éléments de fragilité, c’est lorsqu’une ou deux ressources font une tâche et qu’il y en a une qui tombe en vacances, et que l’autre tombe malade, et bien tout d’un coup, ce qui était présent pour assurer la continuité de services est à découvert », expliquait Michel Lagacé.
Ils espèrent être entendus par Québec afin que les citoyens de la région puissent continuer d’avoir accès à ces services de proximité.
«On souhaite que le ministre Dubé à l’intérieur de sa réforme prévoie à ce qu’il y ait le nécessaire pour assurer que le service d’obstétrique soit maintenu dans les hôpitaux pôles des MRC. Dans le cas des urgences, on voit que lorsque les gens travaillent ensemble, y’a des ruptures qui sont évités, c’est le cas à Pohénégamook », de dire le président de la TREMBSL.
Une situation qui inquiète aussi au Kamouraska
Si la situation s’améliore au Kamouraska, c’est tout de même loin d’être gagné d’avance.
«En tout cas, pour l’été, ce qu’on a su c’est que ça passe partout, en obstétrique, ça passe, au niveau de l’urgence tout ça, ça passe aussi, sauf que c’est quand même précaire. S’il y a un maillon de la chaine qui se brise, là ça peut être problématique », racontait Jean Martin, présidents de l’organisme Mes soins restent ici.
En novembre 2022, des directeurs adjoints ont été nommés dans chaque MRC pour assurer une gestion plus locale des hôpitaux.
«Il a construit l’avion en vol aussi, y’a pris le travail sans trop savoir c’était quoi les tâches. Il veut travailler beaucoup pour le travail de la clientèle, son but c’est ça. Les problématiques qu’on a soulevées, il les a pris en note, c’est important pour lui », a conclut Jean Martin.
Même si Mes soins restent ici a reçu la visite surprise du ministre de la Santé Christian Dubé en mai dernier, le comité souhaiterait se rendre prochainement à Québec afin de faire valoir ses inquiétudes.