Semaine nationale des télécommunications d’urgence: des héros de l’ombre souvent oubliés
Publié le 14 avril 2023 à 14:26, modifié le 17 avril 2023 à 08:31
Par: Patrick Giguère
Le métier de répartiteur du 911 n’est pas de tout repos et le calme est de mise dans ces situations d’urgence. Pour ces travailleurs de l’ombre, chaque seconde compte lorsqu’il est question de vie ou de mort.
Lorsqu’on compose le 911, c’est dans ue local du premier étage du commissariat de police de Bathurst qu’on reçoit, traite et réparti les appels d’urgence pour le Nord-Est du Nouveau-Brunswick.
« Chaque journée est très différente. Il n’y a pas une journée où on a les mêmes appels. Ça peut être une journée qu’on n’a absolument rien comme une journée que ça va être rock’n’roll », s’exclame la chef d’équipe Mylène Bouchard-Gionet.
Annuellement, la douzaine d’employés répartie sur quatre équipes répond à 30 000 appels de personnes en détresse ou en situation d’urgence.
«On a deux Forces policières et au-dessus d’une trentaine de départements de feu. Il y a beaucoup de roulement dans une journée. Des fois c’est un peu plus calme, mais ça peut changer vite », mentionne la superviseure des communications de la Force policière de Bathurst, Carole Scott.
Incendie, problème médical ou agression armée, les préposés ne savent jamais à quoi s’attendre au bout du fil.
« Moi j’aime vraiment le principe de répondre à la ligne et de toujours savoir que je peux sauver une vie ou aider quelqu’un à se sentir mieux dans sa journée » , raconte Marie-Michèle Boudreau, en poste depuis six mois.
Et dans une petite région comme la nôtre, il n’est pas impossible de devoir aider un ami ou un membre de sa famille.
«.J’ai répondu à des appels en disant: » je connais cette personne-là ». Mais jusqu’à date, au lieu de me déranger ça m’a fait sentir Ah je connais la personne je pense qu’on va pouvoir l’aider », poursuit la préposée de 27 ans.
Mylène a reçu des appels qui resteront gravés à jamais dans sa mémoire.
« Il y en a plusieurs. Ça peut être des appels médicaux comme des enfants qui ne respirent pas, des parents en détresse du à ces appels-là ou même des appels suicidaires qui sont quand même des gros appels. D’être capable d’enlever une arme à quelqu’un juste au téléphone c’est assez satisfaisant. Tu te sens bien après avoir fait ça », fait savoir l’opératrice originaire d’Allardville.
À l’occasion de la Semaine des télécommunicateurs d’urgence, la responsable de la centrale de Bathurst tient à souligner le rôle essentiel des préposés.
«Ils pensent que la police vient, l’ambulance vient ou les pompiers viennent, mais ça commence avec eux. C’est vraiment la personne qui est entendu mais jamais vu. Je pense qu’il y en a qui aime ça mais c’est important de voir qu’ils sont là. Sans eux le déroulement d’un appel ne serait pas là même chose », laisse tomber Mme Scott.
Une pensée à ces opérateurs et opératrices qui ont ou feront un moment donné une différence dans notre vie.